Des résidents en ont assez de subir les odeurs de fumier…

Par Christian Caron
Des résidents en ont assez de subir les odeurs de fumier…
André Marois

Assez, c’est assez! Des résidents de Coaticook commencent à en avoir ras-le-bol de constamment être dans l’obligation de subir les odeurs de fumier à toutes heures de la journée, sept jours par semaine. Tant et si bien qu’une délégation de citoyens, provenant principalement de la rue Davis, ont envahi la salle du conseil de l’Hôtel de ville, lundi soir dernier, à l’occasion de l’assemblée mensuelle régulière.

«Les odeurs sont de plus en plus fortes, c’est comme si nous étions assis sur un tas de fumier», a déclaré René Blais sur un ton rempli de déception, lors de sa brève allocution au mirco. «Il y a des odeurs de fumier jour et nuit, il faut constamment laver nos vêtements, de renchérir son voisin André Marois. Celui-ci n’a d’ailleurs pas mâché ses mots pour passer le message. «Dimanche, j’avais 70 personnes en visite chez-moi (rue Davis) et il a fallu entrer à l’intérieur et fermer les vitres. Deux gros citernes roulaient dans le champs par un beau dimanche de la Fête des mères, derrière chez-noi.»

François Lajeunesse en est un autre qui s’est amené au micro pour décrier cette situation qui perdure depuis trois semaines. «Les industries sont tenues de suivre des règles, il me semble qu’il devrait en être de même pour les entreprises agricoles. La liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence, d’émettre sur un ton poli le propriétaire d’une maison résidentielle dans ce secteur. Nous, tout ce qu’on vous demande, c’est de nous appuyer et de sensibiliser ces gens-là. Hier (dimanche), c’était la Fête des mères, il me semble que c’était une bonne journée pour prendre une pause. Mais non, ils ont étendu du fumier toute la journée.»

Le maire de Coaticook, Bertrand Lamoureux a rappelé qu’une entente avait effectivement été conclue, il y a quelques années, entre la Ville et un groupe de producteurs agricoles des secteurs avoisinants. Il s’agissait d’une entente de «bon voisinage»

Rejoint par Le Progrès, au lendemain de l’assemblée régulière du conseil de ville, Jacques Masson de l’UPA a expliqué que cette entente concernait un groupe de sept (7) producteurs agricoles (Lafaille, Nadeau, Pfeuti, Riendeau,etc.) et stipulait qu’ils devaient dans la mesure du possible étendre lors d’une même journée afin de diminuer le nombre de jours lors desquels les gens devaient subir ces odeurs. «C’est bien certain que c’est présentement le meilleur temps pour faire ça et qu’il a fait beau et chaud, ça sent d’avantage dans ce temps-là. Quand il pleut, c’est moins pire», d’émettre Jacques Masson.

Au cours des prochains jours, le conseil de ville verra à questionner les personnes concernées par cette problématique. Le maire de Coaticook se propose, entre autres, de s’informer des modalités auprès de Hugues Ménard, aménagiste à la MRC de Coaticook. «Chose certaine, a mentionné pour sa part le conseiller Gaétan Labelle, c’est que nous ne resterons pas insensibles à vos revendications, nous allons tenter de trouver une solution.»

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bonjour:depuis trois jours sortir,pendre son linge impossible:cette odeur de fumiers qui dure et dure,infernal;vivre à la campagne à éviter;respirer difficile,y avons une maison avec un beau jardin,potager,en profiter en ces périodes hors de questions:en plus ces épandages de pesticides,désherbants,engrais la campagne de mon enfance n’est plus:avons à ce jour vendu,repartons vivre en ville: