Consolidation de l’activité commerciale existante

Par Christian Caron
Consolidation de l’activité commerciale existante
La présidente de la Chambre de commerce

Pour espérer soutenir et développer le secteur commercial d’une région comme la nôtre, il faut d’abord et avant tout consolider l’activité commerciale existante. Voilà la priorité retenue par les intervenants concernés par le commerce à l’approche du Forum socio-économique qui aura lieu le samedi 18 avril.

Pour la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de Coaticook, Sonia Montminy, il faut tout mettre en œuvre afin de maintenir l’offre commerciale. «Il faut prendre les moyens, dit-elle, de faire fonctionner ce qu’on a déjà chez-nous avant de penser à autre chose. Il faut garder les commerces déjà implantés.»

C’est du moins la philosophie adoptée par ceux et celles qui ont réfléchi sur la situation, au cours de la dernière année, en préparation à ce forum de développement économique. «Après avoir consolidé nos acquis commerciaux, il va de soi qu’on peut par la suite regarder comment il est possible d’encourager la diversité, dénicher différents types de commerces qui vont contribuer à combler ce qu’on n’a pas dans la région», soutien madame Montminy.

Pour les achats courants (épicerie, pharmacie, restaurant), la population est très bien servie.

Pour les achats de type «semi-courants» (vêtements, quincaillerie, livres, etc.), c’est-à-dire des achats qui nécessitent une certaine réflexion à la base, on estime qu’il y a du travail à faire sur le plan de la diversification. C’est également vrai pour les achats réfléchis (automobiles, meubles, services professionnels, etc.). «Nous avons effectivement des vides à combler, je pense aux vêtements pour femmes, aux vêtements pour enfants et à la chaussure. C’est en offrant de tout chez-nous qu’il sera possible de garder le plus de consommateurs dans nos magasins», fait valoir la présidente de la Chambre.

Selon elle, il est même sain que des commerces puissent avoir de la compétition. La compétition est toujours bénéfique pour le consommateur. Cette compétition contribue à éliminer l’idée chez plusieurs de prendre la route de… Sherbrooke ou Magog… «Coaticook ne sera jamais un grand pôle de magasinage, en mesure d’attirer des gens des régions voisines, mais il est certes possible d’offrir un centre-ville vivant, diversifié et agréable pour tous et chacun», soutient-elle.

Sonia Montminy se réjouit de voir les bonnes nouvelles se multiplier ces temps-ci. Elle pense, entre autres, à la réouverture du Provigo (Intermarché), à l’agrandissement de Place J.R. Lefebvre, à la transformation de la Coop des Cantons et à de nouveaux commerces qui se sont implantés (NAPA) ou qui vont apparaître dans le décor (Tim Horton) sous peu. Selon elle, cela ne peut faire autrement qu’entraîner un engouement et forcer les commerces existants à rehausser la qualité de leurs services pour s’assurer une clientèle régulière.

Dans l’esprit de la présidente de la Chambre de commerce, ce sont souvent de petits détails qui peuvent faire la différence en bout de ligne. À ce sujet, elle mentionne qu’avant l’élaboration du plan d’action du secteur commercial, un «client-mystère» a fait une tournée de 30 commerces locaux afin de cerner nos forces et nos faiblesses. Les constats, dans bien des cas, sont venus confirmer ce qui était déjà contenu dans l’étude Saine Marketing, laquelle a servi de guide pour le plan de développement de la Ville de Coaticook.

Notamment qu’il est souhaitable de tenir compte de la clientèle américaine puisque celle-ci est toujours susceptible de se pointer lorsque le taux de change lui est favorable.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires