Les organismes Femmes en Action de la MRC de Coaticook et Femmes et politique municipale de l’Estrie conjuguent leurs efforts pour courtiser les femmes à faire le saut en politique municipale. Les représentantes de ces deux organisations vous attendent le 13 mai à Compton. Ci-haut, à l’avant : Michèle Lavoie, Bertha Perron et Lucille Hick de Femmes en Action de même, qu’à l’arrière, Sylvie Pagès et Nicole Charrette de Femmes et politique municipale de l’Estrie.
Politique municipale : les femmes demeurent hésitantes
Une réflexion s’impose à l’aube des élections municipales de novembre
Il y a longtemps que les femmes ont prouvé qu’elles possédaient tout le leadership voulu pour occuper des postes de commande. La société est remplie d’exemples de femmes qui connaissent une éclatante carrière dans les différentes sphères de l’activité socio-économique. Depuis près de 40 ans, elles ont assurément contribué au développement du mieux-être de la collectivité. Curieusement, elles hésitent encore à faire le saut en politique municipale. Les chiffres à cet égard, en témoignent avec éloquence.
À l’aube des élections de novembre prochain, le groupe Femmes en Action de la MRC de Coaticook et l’organisme Femmes et politique municipale de l’Estrie conjuguent leurs efforts afin d’informer la gente féminine et de la courtiser pour qu’elle se fasse un chemin vers le conseil de ville de la municipalité.
Une première rencontre d’information a eu lieu au Bar Ailleurs de Coaticook en avril dernier. Une soirée au cours de laquelle les discussions furent intéressantes. Des conseillers municipaux étaient d’ailleurs sur place afin de témoigner de leur expérience.
Un autre «5 à 7» de ce genre est prévu, le mercredi 13 mai prochain, au Cinquième Élément de Compton. Avis à celles qui veulent pousser davantage leur réflexion.
Au menu de cette soirée : conférence de Nicole Charrette de l’organisme Femmes et politique municipale de l’Estrie; match d’impro mettant aux prises des élus et citoyens et un quizz (PolitiQuizz).
«Cette rencontre ne s’adresse pas qu’à celles qui veulent faire le saut en politique municipale, mais aussi à celles qui désirent se montrer solidaires de leurs consoeurs», fait valoir Lucille Hick de Femmes en Action.
«C’est une belle façon de soutenir les femmes dans leurs réflexions», juge pour sa part Michèle Lavoie de ce même organisme.
«Sachant qu’il y aura des anciennes mairesses sur place, ce sera l’endroit idéal pour une transmission des connaissances, une transmission de la passion», ajoute madame Hick.
Nicole Charrette mentionne que neuf (9) municipalités en Estrie n’ont toujours pas de femme au conseil de ville. On note la présence d’une seule femme dans 30 % des 88 municipalités de l’Estrie. C’est bien peu.
«La politique, c’est encore très masculin. Heureusement, il y a des individus qui font des efforts pour permettre aux femmes de prendre leur place. Le premier ministre du Québec Jean Charest a octroyé de nombreux ministères à des femmes», indique madame Charrette qui souhaiterait voir les femmes en faire de même en politique municipale.
Celle-ci mentionne d’ailleurs qu’un séminaire d’une journée est offert aux femmes à l’Université de Sherbrooke. On leur explique la façon de s’y prendre pour lancer leur campagne électorale, les modalités d’une mise en candidature, etc.
En région, quelques femmes ont occupé ou occupent le poste de mairesse. Par le passé, East Hereford, Compton et Martinville ont pu miser sur une femme au poste de maire. Anna Gagnon, Réjane Tremblay et Arlette Champagne-Lessard ont été des pionnières.
Actuellement, Lucie Tremblay et Linda Ouellet sont les mairesses à Saint-Herménégilde et Sainte-Edwidge.