La situation n’est pas facile pour plusieurs industries de la région. (Photo Christian Caron)
Les industriels doivent être productifs dans un contexte mondial
De belles discussions à l’approche du Forum socio-économique du 18 avril
Plongé au cœur d’une crise économique sévère, le milieu industriel de la MRC de Coaticook se trouve évidemment affecté. En jetant un coup d’œil sur le nombre d’emplois industriels, on constate que le niveau d’emplois est revenu au même que celui de 1997.
Comme l’explique Marjorie Tyroler, directrice du Centre local de développement (CLD), les pertes d’emplois furent importantes dans certaines usines de la région. Pensons seulement à Cabico et Waterville T.G. La crise hypothécaire aux Etats-Unis a fait très mal à quelques entrepreneurs de la MRC, dont les usines du Groupe Cabico.
Quant à Waterville T.G., l’usine a fortement été secouée par la crise dans le secteur automobile.
«Des industriels travaillent très fort pour trouver des niches et être productifs dans un contexte mondial», indique Marjorie Tyroler.
Les dirigeants d’usines doivent avoir les nerfs solides depuis quelques années. Avant cette crise économique, c’est la concurrence de la Chine et de l’Inde qui secouait l’Amérique.
Le dollar canadien, qui a pris de la vigueur à un certain moment donné, a également contribué à nuire passablement aux exportations. Bref, la tempête idéale.
«On doit continuer de miser sur le concept de «grappes industrielles», c’est de cette façon qu’il sera possible de s’entraider mutuellement», ajoute madame Tyroler.
Celle-ci croit également qu’il faut mettre le focus sur le métier de machiniste. Des cours ont justement été offerts au CRIFA dans ce domaine.
Certaines entreprises parviennent cependant à maintenir la barque à flot et même à connaître une certaine croissance. Marjorie mentionne la Laiterie Coaticook dont le nombre d’employés ne cesse de croître depuis quelques années.
La situation est également très intéressante chez Niedner où les employés sont dans l’obligation de faire du temps supplémentaire.
Atelier Ferland (King’scroft) et Ferrotech Ménard connaissent également une séquence intéressante selon madame Tyroler.
Agroalimentaire
Marjorie Tyroler estime que le secteur agroalimentaire pourrait constituer une bouée de sauvetage intéressante. «Il faut miser là-dessus, dit-elle. Ce qui est souhaitable, c’est de concentrer les efforts sur la transformation de nos produits en région. Actuellement, il y a un consensus pour l’agroalimentaire chez-nous. Ce secteur peut certainement servir de levier économique et repositionner la MRC de Coaticook. Nous misons sur plusieurs leaders en région et ceux-ci peuvent nous aider à tracer la voie.»
Elle mentionne le nom de Line Boulet (agente de développement agroalimentaire) qui a fait évoluer la mentalité à ce niveau depuis dix ans. «Par le passé, on ne parlait que des fermes laitières et porcines alors que maintenant on parle aussi de diverses cultures et différents types d’élevage. Et c’est sans compter que nous avons des projets intéressants qui devraient se concrétiser dans ce domaine dans un avenir rapproché», de conclure cette dernière.