Nicolas Pratte, un maquettiste naval passionné… (Photo Christian Caron)
Un passionné des maquettes de bateaux
Nicolas Pratte consacre des centaines d’heures à les conceptualiser
Nom: Nicolas Pratte. Passion: les maquettes de bateaux.
Ils sont plutôt rares les mordus de la maquette navale au Québec. Nicolas Pratte, un quadragénaire de Coaticook, en est un. Depuis dix ans, notre jeune retraité des Forces armées canadiennes consacre des heures et des heures à conceptualiser des maquettes de bateaux. De toutes les sortes et de toutes les tailles.
«J’aime toutes les maquettes de bateaux en général, mais j’ai un faible pour les modèles anciens», de confier celui qui était tout jeune lorsqu’il a commencé à s’initier à la conception de modèles réduits. Le maquettisme naval est une continuité de ses années d’enfance.
«Il y a dix ans, j’ai rencontré un ingénieur de la marine, en France, et c’est lui qui m’a transmis ce goût de conceptualiser des anciens modèles de bateaux. C’est un défi sans cesse emballant», d’émettre celui qui possède son petit atelier dans son logement de la rue Des Tulippes à Coaticook.
Le défi consiste principalement à prendre le plan d’un véritable bateau et de l’adapter pour une maquette de taille réduite. Il faut de bonnes notions de mathématiques et avoir le sens inné des proportions.
«Avec l’aide de plans, de livres spécialisés sur le sujet et de dictionnaires de marine à voile, il m’est possible de réaliser une maquette. Je n’ai jamais suivi de cours, j’ai appris sur le tas. C’est bien évident que puisqu’il s’agit de modèles anciens (années 1800), il faut posséder des aptitudes en Histoire et avoir le goût de fouiller un peu. Quand on aime ça…»
C’est avec empressement que celui-ci fait voir son album-photos, lequel renferme des clichés de maquettes réalisées au fil des ans. Pour la plupart, il s’agit de bateaux qui sont reliés à une époque, à des faits historiques, batailles de guerre, etc.
Comme par exemple, ce sousmarin allemand ayant servi lors de la Deuxième guerre mondiale. Ou un bateau de type H.M.C.S Edmunston qui a lui aussi servi lors du second conflit mondial.
Le Corsican, un flamboyant bateau-vapeur à aubes, attire grandement l’attention.
Dans son salon, dans un immense contenant de verre, on peut y apercevoir un magnifique bateau : Le Coureur, un navire de la marine française des années 1775. Pour les connaisseurs, il s’agit d’une maquette réalisée à une échelle de 1/75e…
Sur l’un des murs de cette pièce, on aperçoit d’autres maquettes de bateaux. Bref, les maquettes prennent toute la place.
À la main
«Tout est fait à la main, signale-t-il fièrement, j’ai tout ce qu’il faut dans mon atelier : outils spécialisés et de haute précision, du bois, du cuivre, de l’étain, du chanvre et de la peinture. Il m’arrive parfois de m’inspirer de photos provenant de musées. En bout de ligne, ce sont des œuvres que je garde pour moi, mais il est possible d’en faire pour d’autres, sur commande.»
Combien d’heures faut-il investir pour réaliser une maquette? «Tout dépend de la personne, des outils qu’il dispose, de la taille et du coefficient de difficulté de la maquette, répond celui-ci. Ça peut varier de 350 à 500 heures.»
Il faut une grande dextérité, faire preuve de minutie, être perfectionniste à l’extrême et très patient, il va sans dire…
«C’est un loisir qui me passionne et que j’adore partager avec d’autres, fait valoir Prattte. Les vétérans de la guerre, par exemple, aiment bien ça échanger sur le sujet, tout en admirant les maquettes.»
Jean Delorme
Commentaire mis en ligne le 10 mai 2009bonsoir nicolas,je commencais a desesperer je fais de la restauration de voilier miniatureet voila un gars de mon patelin je suis de magog,jaurais grand plaisir a parler de bateau quand tu auras le temps passe moi un mot ca me feras plaisir au fait mon petit fils de 15 ans aime bien aussi travaille avec grand papa 65 ans suis-je trop vieux hahaha....... salut et au plaisir de te lireoeil