La députée libérale sortante de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, garde toujours le feu sacré de la politique. Elle en est à sa huitième campagne électorale et la majorité des électeurs du comté lui font confiance depuis maintenant 23 ans. (photo: Vincent Cliche)
Le feu sacré anime toujours la députée Monique Gagnon-Tremblay
Monique Gagnon-Tremblay a été élue députée de Saint-François pour la première fois en 1985. Même après 23 ans de vie politique active, cette dame possède toujours le feu sacré.
Au déclenchement des élections il y a quelques semaines, Monique Gagnon-Tremblay a été plongée à l’intérieur de sa huitième campagne électorale. Qu’est-ce qui l’anime à poursuivre son œuvre après toutes ces années? «Vous savez, c’est facile d’entrer en politique, mais c’est encore plus difficile d’en sortir, répond franchement la candidate libérale. On a la passion de changer, de modifier les choses afin de les rendre meilleures. On voit nos réussites et on veut en assurer la continuité.»
La députée sortante de Saint-François se dit aussi choyée par la vie. «J’ai encore la chance d’être en santé et pleine d’énergie, affirme-t-elle. En plus, j’ai un bon ami en Jean Charest. Nous avons accompli de grandes choses ensemble.» Mme Gagnon-Tremblay cite en exemple le Centre de recherche clinique de l’arrondissement Fleurimont et l’Institut de pharmacologie. «Ce sont deux projets majeurs, signale-t-elle. Sans notre soutien et notre apport, lorsque j’étais au provincial et que M. Charest était sur la scène fédérale, ils n’auraient jamais vu le jour. Aujourd’hui, il faut travailler pour consolider ces deux projets.»
L’économie d’abord
La députée Gagnon-Tremblay se range derrière son parti et définit l’économie comme sa plus grande priorité au cours de cette campagne. «La crise économique qui sévit aux États-Unis va avoir des répercussions ici, au Québec. On ne peut pas prétendre qu’il n’y aura pas de pertes d’emplois reliées à tout ça. On exporte tout de même 90 % de nos produits. Il faut se donner les moyens pour faire face à cette crise qui s’annonce.»
Pour se faire, celle qui occupe également le poste de ministre des Relations internationales et responsable de la Francophonie désire protéger les emplois (notamment par des programmes d’infrastructures de 41 milliards de dollars), le pouvoir d’achat et les entreprises. «Il faut aider nos entreprises à s’adapter, à innover, précise-t-elle. Ce ne sont pas les ressources financières qui manquent. Il faut aussi aider certaines personnes à réintégrer le marché du travail, grâce à notre Pacte de l’emploi. Il s’agit là d’une stratégie agressive, mais c’est ce que ça prend pour passer à travers des temps difficiles.»
Si elle est réélue, ce ne sera pas la première fois que Monique Gagnon-Tremblay aura à siéger en un «temps de crise». À son entrée à l’Assemblée nationale, en 1985, le Québec connaissait également une période plutôt sombre. «Dans mon comté, le secteur du textile a durement été touché. La chocolaterie Lowney’s a fermé ses portes. Nous avons dû mettre beaucoup d’emphase sur les biotechnologies pour nous sortir d’affaires. Nous nous en sommes sortis dans le temps, alors je suis sûre qu’on le fera également au cours des prochains mois.»
L’éducation et les produits agroalimentaires demeurent également des priorités pour la députée sortante de Saint-François.
La députée souhaite un gouvernement libéral et majoritaire
Au terme de l’élection du 8 décembre prochain, la députée Monique Gagnon-Tremblay souhaite un gouvernement libéral et majoritaire. «Notre économie a besoin d’un gouvernement de stabilité, mentionne-t-elle. La population devra choisir quelle formation présente le meilleur chef, la meilleure équipe et le meilleur plan de société. Pour ma part, je crois que ce sont les libéraux.»
Même si les électeurs du comté de Saint-François lui font confiance depuis plus de deux décennies, Monique Gagnon-Tremblay ne prend rien pour acquis. «En politique, rien n’est gagné d’avance, prévient-elle. Il suffit maintenant de faire sortir le vote.»