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Waterville TG: les offres patronales acceptées à contrecœur

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 4 novembre 2008 à 4:53
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Waterville TG: les offres patronales acceptées à contrecœur
Waterville TG verra son nombre d’employés diminuer de 800 à 500 au cours des prochains mois. Les syndiqués de l’entreprise ont voté à 53 % en faveur des propositions de l’employeur, qui visaient à consolider 500 emplois, mais aussi à retrancher 300 travailleurs de la liste des salariés. (photo archives: Vincent Cliche)
Waterville TG: les offres patronales acceptées à contrecœur
Les employés de l’entreprise Waterville TG ont accepté dans une proportion de 53 % les propositions de l’employeur, qui visaient à consolider 500 emplois, mais aussi à retrancher 300 travailleurs de la liste des salariés.
Ce n’est pas de gaieté de cœur que les employés ont procédé au vote, le 2 novembre dernier. En effet, c’est par une maigre majorité, on parle ici de 35 votes, que la résolution a été adoptée.

En septembre dernier, la compagnie Waterville TG a déposé un plan de survie et de restructuration pour faire face aux soubresauts de l’économie. À l’intérieur de celui-ci, on apprend que l’entreprise ne conservera que ses activités d’extrusion, laissant de côté d’autres procédés comme le moulage et le revêtement. Ces activités pourraient être cédées à des sous-traitants. Afin de réaliser cet objectif, elle misera sur des opérations de fabrication à haute teneur technologique et propose dans son projet de survie des investissements de l’ordre de 44 millions de dollars. Ces investissements permettront de faire en sorte que Waterville TG Québec devienne un centre de mélange et d’extrusion reconnu comme le meilleur fabricant de bandes d’étanchéité en Amérique du Nord. Ce projet comprend également la création d’un centre de développement de technologies avancées qui aura pour mission d’assurer le plus haut niveau de productivité et de qualité de ses procédés.

«La crise économique ne fait qu’empirer dans l’automobile. Nous étions face à un mur. Nous croyons avoir négocié la meilleure entente dans les circonstances. En contrepartie de ce que demandait l’employeur face au plancher d’emploi, nous avons exigé qu’il y ait de l’investissement. Nous voulions assurer la pérennité de cette entreprise dans la région et des emplois qui y sont rattachés», a déclaré le représentant du Syndicat des métallos, Dominic Lemieux.

L’entente prévoit que les 700 employés les plus anciens de l’usine Waterville TG pourront quitter sur une base volontaire. Le plancher d’emplois sera progressivement éliminé par attrition. Ceux qui se prévalent de ce droit recevront un montant forfaitaire de 10 000 $ ainsi qu’une rente de préretraite bonifiée. Leur régime de retraite est à prestations déterminées. La rente a été augmentée de 3 $ par mois par année de service. Les 100 travailleurs plus jeunes seront mis à pied et auront droit à un montant forfaitaire de 3000 $. Selon M. Lemieux, il y aura assez de volontaires pour mettre en place le plan d’action de Waterville TG.

«Le résultat très serré du vote montre que nos membres sont très déçus d’avoir perdu leur plancher d’emploi qui garantissait un emploi à 700 d’entre eux. Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons présenté ces offres. L’industrie est en crise», fait valoir le président de la section locale 969 du Syndicat des métallos, Roch Drapeau.

En ce qui a trait au salaire, une rémunération variable a été introduite selon les rendements de l’entreprise avant impôt.

Dominic Lemieux conclut en disant que le Syndicat des métallos rencontrera les députés du Bloc québécois de Sherbrooke et de Compton-Stanstead, Serge Cardin et France Bonsant, afin qu’ils fassent des pressions sur l’assurance-emploi. «Nos membres n’ont pas à être pénalisés, car nous considérons que ce ne sont pas des primes de séparation qu’ils ont reçues. Ils ont échangé un plancher d’emploi pour un montant d’argent afin de sauver leur emploi», plaide-t-il.

Rappelons que Waterville TG emploie présentement 811 travailleurs. Ce nombre descendra à 500 au cours des prochains mois. On y fabrique des bandes d’étanchéité pour les automobiles. Waterville TG possède trois usines dans les municipalités de Waterville et de Coaticook ainsi qu’à l’intérieur de l’arrondissement de Brompton, à Sherbrooke.

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