De gauche à droite, on reconnaît Bruno-Marie Béchard, recteur de l’Université de Shebrooke, le président de la Corporation de développement économique de l’Estrie, Ghislain Goulet, ainsi que le président de la Conférence régionale des élus de l’Estrie, Roger Nicolet. (photo: Michel Caron, Université de Sherbrooke)
Notre DEFI: innovons l’Estrie!
La Conférence régionale des élus de l’Estrie (CRÉ de l’Estrie), l’Université de Sherbrooke et la Corporation de développement économique de l’Estrie ont dévoilé le 15 octobre dernier la création du projet DEFI : Développement – Estrie – Futur – Innovation. Cette initiative estrienne vise à créer un environnement propice pour accentuer la croissance économique, la profitabilité et la productivité des entreprises de la région par l’innovation.
Grâce à un investissement de 1 M$ sur cinq ans provenant de la CRÉ de l’Estrie et de l’Université de Sherbrooke, le projet DEFI a comme rôle principal d’assurer la mobilisation et, surtout, de veiller à ce que les entreprises estriennes profitent davantage des forces que constituent les institutions d’éducation et de recherche, la présence d’entreprises fort innovantes et de donneurs d’ordre d’envergure, de même qu’un réseau de ressources professionnelles en soutien aux entreprises.
«À l’heure où l’on se parle, la région se développe à deux vitesses : alors que des entreprises de l’économie du savoir et les fleurons de l’industrie estrienne ont ajusté leurs pratiques d’affaires et de commercialisation et leurs procédés technologiques, de nombreuses petites entreprises et industries se questionnent sur leur survie dans le contexte économique mondial. Comme communauté régionale, nous devons appuyer les entreprises qui ont un potentiel de croissance en mettant à leur disposition tous les outils disponibles et, s’il le faut, adapter ceux qui ne répondent pas à leurs besoins. Ce virage passe obligatoirement par la mise en commun des efforts de chacun», souligne Roger Nicolet, président de la Conférence régionale des élus de l’Estrie.
Pour réaliser cette initiative régionale, la CRÉ de l’Estrie est fière de compter sur l’Université de Sherbrooke comme puissant moteur d’innovation. « Cette nouvelle concertation s’inscrit dans nos efforts pour maximiser les retombées sociales et économiques de l’activité universitaire en Estrie, explique le recteur Bruno-Marie Béchard. Elle augmentera encore notre pouvoir d’attraction et notre tissu universitaire et industriel reconnu parmi les plus innovants au pays. Jamais la coopération université-industrie n’a été plus nécessaire pour assurer notre avenir collectif dans la nouvelle économie qui prévaudra de plus en plus dans la société du savoir mondialisée.»
De plus, l’alliance avec les Centres locaux de développement de l’Estrie (CLD) est une composante essentielle pour assurer le lien avec les entreprises disséminées sur le territoire. «En liant l’Université de Sherbrooke et les premiers répondants du soutien aux entreprises dans nos MRC, le DEFI agit pour créer un environnement propice au virage nécessaire. L’accent sera mis sur les entreprises identifiées comme stratégiques par le milieu, notamment avec l’aide des conseillers des CLD», ajoute le président de la CRÉ de l’Estrie.
«La Corporation de développement économique de l’Estrie est fière d’être associée à la mise en place du projet DEFI qui vise à accroître la profitabilité et la productivité de nos entreprises estriennes par l’innovation, mentionne Ghyslain Goulet, président de la Corporation de développement économique de l’Estrie. Les CLD de l’Estrie étant des acteurs de première ligne, le projet DEFI bonifiera le soutien accordé à nos entreprises en cette période de changements économiques importants. »
Dans la foulée du Plan de développement de l’Estrie 2007-2012, qui identifie clairement la nécessité d’inciter les entreprises à innover et à investir dans la technologie, des travaux menés de concert avec les représentants des organisations de développement économique ont conduit à mettre en place une coordination régionale en matière d’innovation. Les retombées attendues sont nombreuses. Le DEFI pourra contribuer à maintenir et à générer des emplois, et à en augmenter la valeur ajoutée, le niveau de salaires et la stabilité à long terme. Également, ces efforts en commun auront des impacts positifs sur deux enjeux majeurs : la rétention des finissants et la relève entrepreneuriale.
La mobilisation débute en s’appuyant sur un comité de gouverneurs formé d’industriels chefs de file dans leur secteur d’activité, des gens de vision et surtout d’action. Ce comité s’assura de faire respecter la mission du DEFI et d’établir les priorités d’interventions. Concrètement, l’équipe du DEFI aura à mettre en oeuvre un plan d’action pour informer les entreprises estriennes des meilleures pratiques de commercialisation, de recherche et développement et d’innovation; et
pour les sensibiliser aux nouvelles techniques d’amélioration de la productivité et à tirer avantage des ressources des institutions d’éducation, de recherche et de transfert de technologie.
La première étape consiste à embaucher une ressource qui mettra en œuvre le plan d’action.