Bruno Boivin, un grand homme dans sa façon d’être, de penser et d’agir…
Bruno Boivin: un homme dévoué, fiable et discret
Un grand bénévole s’éteint à l’âge de 51 ans
C’est avec stupéfaction que l’on a appris, en août dernier, que notre concitoyen Bruno Boivin luttait farouchement contre le cancer. Le diagnostic fut alors sans appel : quelques mois à vivre seulement, lui avait-on dit à ce moment. Les médecins avaient vu juste puisque celui-ci a rendu l’âme, mardi soir dernier, laissant derrière lui un tas de gens attristés par son départ. Cinquante et un an, c’est bien trop jeune pour mourir.
À l’image de ce que ce fut sa vie, c’est dans la plus grande discrétion qu’il a vécu les dernières semaines de sa vie. À part quelques amis très intimes, peu de gens ont pu le voir ici et là.
Bruno Boivin incarnait magnifiquement ce qu’est la discrétion. Grand bénévole dans l’âme, il n’a jamais été le genre de gars à vouloir se retrouver sous les réflecteurs. Il déclinait les titres de présidence, s’éloignait des estrades d’honneur et ne s’attribuait jamais de mérite dans la réussite d’une activité. C’est dans l’ombre qu’il a toujours voulu œuvré pour le bien de sa communauté.
Ceux qui ont eu la chance de le côtoyer au sein de différentes organisations savent à quel point il était fiable, efficace, respectueux et guidé par une grande discrétion. Tout le monde appréciait l’avoir dans l’entourage d’une organisation. Parlez-en à Benoit Maurais du Big Bill de Coaticook, son grand ami. Parlez-en à Paul-Émile Thibault, un autre bénévole chevronné, ou à d’ex-membres du Club Optimiste ou encore à des employés de la Caisse populaire des Verts-Sommets, là où il a travaillé durant près de 30 ans.
L’auteur de ces lignes a passé de bons moments avec Bruno. On s’est connu dans les années 1980 au sein de l’organisation du Défi Gilles Pouliot, un tournoi de balle lente qui attirait chaque année une quarantaine d’équipes provenant d’un peu partout au Québec. C’est là que j’ai eu la chance de le connaître. C’était l’homme des finances, le grand argentier. Il passait de grandes journées au Stade à compter les sous. Et lorsque venait le temps de faire le bilan, tout balançait à la cent près. Tout était bien détaillé. Pas d’ambiguïté.
Nous avons aussi organisé des tournois de hockey éponge. C’était le bon temps. On s’est couché tard, mais c’est fou ce qu’on a pu avoir du plaisir tous ensemble. Encore-là, Bruno agissait à titre de trésorier. C’est ce qu’il aimait faire et tous lui faisaient confiance.
Autour d’une table de discussion, il était principalement à l’écoute. Pas le genre à «prendre le plancher». Mais ses recommandations, faites sur le bout des lèvres, nous invitaient constamment à la prudence. Il parlait peu, mais ses propos étaient toujours bien mesurés.
Il serait difficile ici d’énumérer toutes les causes pour lesquelles il a donné de son temps. Contentons-nous de dire qu’il fut un citoyen communautaire exemplaire. Un grand homme dans sa façon d’être, de penser et d’agir.
Mes sympathies à toute la famille Boivin, à sa conjointe et à ses amis intimes.