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Un surplus de travail pour le CJE

À la suite des importantes mises à pieds chez Cabico

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 1 février 2008 à 11:12
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Un surplus de travail pour le CJE
À la suite des importantes mises à pieds chez Cabico
Les importantes mises à pieds annoncées la semaine dernière aux usines du Groupe Cabico ont engendré un surplus de travail, tant au Centre local d’emploi (CLE), qu’au bureau du DRHC (Direction des Ressources Humaines du Canada) et au Carrefour jeunesse emploi.
Quelques-uns des ex-employés se sont pointés à l’Hôtel de ville de Coaticook pour s’enquérir des modalités afin d’avoir droit à leurs prestations d’assurance-chômage. D’autres, âgés de 35 ans et moins et intéressés à explorer les différentes avenues pour retourner sur les bancs d’école, ont cru bon de frapper à la porte du Carrefour jeunesse emploi (CJE).

«La semaine dernière, ils furent plusieurs à venir au bureau pour s’informer de ce que nous avons à offrir comme aide. J’ai vu des gens qui vivent beaucoup d’insécurité, des travailleurs amers qui étaient à l’emploi de Cabico depuis huit et neuf ans», mentionne Édith Baillargeon, conseillère en emploi au Carrefour jeunesse emploi, un organisme dédié aux gens de 35 ans et moins qui veulent réorienter leur carrière et dénicher un nouveau travail.

«Le problème, poursuit madame Baillargeon, c’est que plusieurs de ces travailleurs licenciés ne possèdent qu’un diplôme de secondaire V, mais gagnaient un salaire respectable en raison de leurs années de service. Or, ils ont un train de vie et souhaiteraient se replacer dans une autre usine, et ce, au même salaire, ce qui n’est pas évident.»

Il appert que certains regardent la possibilité de retourner à l’école ou de suivre un cours quelconque. Ceux-ci se sont informés sur la façon à procéder pour faire une demande de prêt et bourse.

«Plusieurs montraient des signes évidents de nervosité face à l’idée de devoir se trouver un nouveau travail. Je pense, par exemple, à cette jeune femme qui vient tout juste de s’acheter une nouvelle maison.», ajoute Édith Baillargeon.

Quelques-uns ont pris des renseignements sur le programme «Opérateurs d’équipements de production» offert au CRIFA et fortement publicisé dans Le Progrès.
Reclassement
Par ailleurs, les préposés au Centre local d’emploi (CLE) ont aussi leur part de travail à effectué afin de bien guider tout ce beau monde.
Ainsi, tous les travailleurs syndiqués ont été dirigés vers le Comité de reclassement en entrée continue (C.R.E.C.) à Sherbrooke. Ils ont été pris en charge et auront droit à diverses séances d’information. S’ils ne réintègrent pas le marché du travail dans les jours à venir, leur dossier pourrait revenir au bureau local du CLE.

Quant aux cadres licenciés, Cabico a retenu les services d’une firme privée de consultants, Fontaine et associés, afin de les aider dans une recherche d’emploi.

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