Le lancement des colombes a constitué un des moments forts de cette traditionnelle soirée du Relais pour la vie.
(Photo Christian Caron)
Le Relais pour la vie permet d’amasser 103 000 $!
Plus que de l’argent, on a semé de l’espoir
Encore une fois, le Relais pour la vie s’est avéré un grand rassemblement de notre communauté régionale, vendredi dernier, au Parc Laurence de Coaticook. Un gigantesque rassemblement où s’entremêlaient la joie, les émotions, la tristesse, la fierté, l’espoir, etc.
Il fallait être sur le site, vendredi, en début de soirée, pour réaliser toute la fébrilité qui régnait. D’autant plus que le soleil s’est pointé à temps pour l’événement.
Sur place : 480 marcheurs répartis dans 38 équipes, 160 survivants, plus de 2000 luminaires qui scintillaient et des centaines de spectateurs massés le long du tracé et aux abords des chapiteaux.
La présidente de l’événement, Micheline Vachon, était radieuse au terme de cette cinquième édition, laquelle a une fois de plus démontré la grande générosité des gens de la MRC de Coaticook. «Nous avons dépassé les 100 000 $ (103 000 $), c’est au-delà de nos espérances, a confié celle-ci au journal Le Progrès. Dans les jours précédant l’événement, nous étions plus ou moins confiants d’atteindre notre objectif, mais des sommes d’argent sont entrées par milliers au cours de la soirée de vendredi. Des équipes ont remis leur montant d’inscription et l’opération rasage de tête a permis de récolter plus de 5 000 $.»
Le propriétaire des Cuisines Modernes, Roch Marcoux, a donné le ton en acceptant de se faire raser la tête pour une somme de… 2 600 $. Un beau geste. Une belle tête. Un nouveau look.
Mais plus que de l’argent, le Relais pour la vie constitue d’abord un moment de recueillement. Le lancement des colombes, peu après les discours officiels, nous a réservé son lot d’émotions. Des gens ayant subi la perte d’un être cher au cours de la dern ière année avaient été sélectionnés pour ce lancement symbolique. C’est au son d’une chanson de circonstance que les colombes ont pris leur envol. Accolades et scènes de réconfort ont ponctué ce geste.
Puis, ce fut la traditionnelle marche des survivants. Plus de 160 au fil de départ (voir autre texte). Encore une fois, beaucoup d’émotions. Des gens heureux d’être là. D’être encore en vie et de partager cette immense joie avec des consoeurs et confrères.
Tout au long du tracé, les encouragements fusent de toutes parts : «Lâches pas mon Pit!», «On vous aime!». «Bravo ma belle fille!»
Au terme de ce tour, on se donne des tapes dans le dos, des embrassades ici et là, des mots réconfortants. Des pleurs, des rires. De la peine, de la joie. De la tristesse, de l’espoir.
Puis ce fut l’entrée des 38 équipes en pistes. Chacune d’elles étant identifiées par un nom représentatif. L’ambiance, cette fois, était à la fête. Les 480 participants ont amorcé leur longue marche de douze heures.
Dans un des chapiteaux aménagés pour la circonstance, des gens passaient à tour de rôle sur la chaise du barbier pour un rasage en règle. Les cheveux tombaient au même rythme que l’argent entrait dans la caisse enregistreuse. Tout ça sous les yeux de parents et amis venus les supporter dans leur cause.
Plus tard, les luminaires ont généré une belle luminosité tout au tour du tracé des marcheurs.
Avec toutes ces tentes et roulottes sur le site, on se serait cru au village d’Astérix et Oblélix, ces vaillants Gaulois qui n’ont peur de rien. Et comme dans tous les récits d’Astérix, le rassemblement s’est poursuivi dans l’allégresse, très tard, jusqu’aux petites heures.