Cette photo non datée fiche publié le 13 juillet, 2008 par Bombardier Aéronautique montre, de gauche à droite, Michael Ryan, vice-président et directeur général, Bombardier Aéronautique, Belfast, Arlene Foster, ministre d'Irlande du Nord pour les entreprises, du commerce et l'investissement, Shaun Woodward, Secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord, et Guy Hachey, président et chef de l'exploitation, Bombardier Aéronautique. ASSOCIATED PRESS / Bombardier Aéronautique, ho
FARNBOROUGH, Royaume-Uni - Après des années de suspens et d'hésitation, Bombardier a annoncé dimanche au salon aéronautique de Farnborough que les avions de la CSeries verraient le jour et que l'assemblage final des appareils se ferait à Mirabel, créant ainsi plusieurs milliers d'emplois au Québec.
La compagnie aérienne Lufthansa a été la première à signer une lettre d'intérêt pour l'achat de 30 appareils et a pris une option pour 30 autres appareils C110 et C130. A 46,7 millions $ US par avion, la facture pourrait s'élever à 2,8 milliards $ pour Lufthansa, le deuxième transporteur aérien européen.
Avant de souligner l'occasion avec une coupe de champagne, le président de Bombardier, Pierre Beaudoin, a soutenu que la CSeries allait "changer la donne pour le marché des avions commerciaux" de 100 à 149 places. Les avions de la CSeries qui doivent entrer en service en 2013 sont censés devenir les plus économiques et les moins polluants de leur catégorie.
"C'est une très belle journée, au Québec seulement, on parle d'un investissement de deux milliards de dollars et de 4000 emplois", s'est félicité le ministre du Développement économique, Raymond Bachand, venu assister au lancement au pavillon dédié à la CSeries à Farnborough, au sud de Londres.
Bien qu'une "lettre d'intérêt" pour 60 avions soit loin des objectifs que s'étaient fixés Bombardier pour lancer la nouvelle gamme, la direction est convaincue que les commandes vont affluer. "Nous sentons que nous avons raison de lancer le programme à cause de l'intérêt et de la qualité des intérêts qu'il suscite", a soutenu Pierre Beaudoin.
"Des discussions sont en court. On n'aurait pas lancé un programme de trois milliards de dollars pour 60 commandes", a précisé le porte-parole de Bombardier, Marc Duchesne.
Analyste à la firme Research Capital, Jacques Kavafian croit même que Bombardier devrait annoncer d'autres commandes pour la CSeries au cours du salon de Farnborough qui ne s'ouvre officiellement que lundi. L'avionneur québécois est notamment en discussion avec Qatar Airways et International Lease Finance.
Bombardier estime que le développement de la CSeries devrait créer plus de 3500 emplois directs au Québec. La future usine d'assemblage final de Mirabel devrait employer 2500 personnes en 2017 quand la production sera à son maximum.
L'usine de Bombardier de l'arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, qui construira le fuselage arrière et le poste de pilotage, devrait quant à elle employer 1200 personnes. Et, jusqu'en 2013, près de 1000 personnes travailleront au développement de la CSeries.
Bombardier a aussi précisé dimanche que le fuselage de l'appareil sera construit en Chine, tandis que ses installations de Belfast, en Irlande, se chargeront des ailes.
Le coût du lancement de la CSeries, qui s'élève à près de 3 milliards $, sera financé au tiers par Bombardier, au tiers par les gouvernement du Québec, du Canada et du Royaume-Uni et au tiers par les fournisseurs de l'avionneur québécois.
Le gouvernement du Québec versera 117 millions $ à titre de prêt remboursable, le gouvernement du Canada 350 millions $ et celui du Royaume-Uni 310 millions $.
Si le support financier offert par les gouvernements a grandement influencé Bombardier pour installer son usine d'assemblage final à Mirabel plutôt qu'à Kansas City, au Missouri, Guy Hachey, président de Bombardier Aéronautique, a souligné que les récentes concessions des employés ont également jouer un grand rôle.
"Ils ont démontré qu'ils étaient vraiment déterminés à travailler avec nous en partenariat", a-t-il dit. Il souligne également que Montréal possède un bassin d'expertise et d'employés expérimentés qui se prête grandement au développement de la CSéries.
Selon le ministre Bachand, la première pelletée de terre pour la construction de l'usine de Mirabel devrait être levée en 2009. "Ils veulent faire une usine plus grande que celle qu'ils envisageaient, parce que le rythme de production va être un peu plus élevé que ce qu'ils avaient envisagé en 2005", a précisé le ministre.
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