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Le Progrès de Coaticook
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«Un cadeau qui n’a pas de prix»

Carole Labranche recevra un rein de son père Michel

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Article mis en ligne le 6 janvier 2009 à 10:00
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«Un cadeau qui n’a pas de prix»
Carle Labranche, une femme déterminée qui souhaite retrouver une qualité de vie après sa greffe de rein. (Photo Christian Caron)
«Un cadeau qui n’a pas de prix»
Carole Labranche recevra un rein de son père Michel
Carole Labranche, une Coaticookoise qui ne baisse jamais les bras devant la maladie, ne tenait plus en place ces derniers jours. Et pour cause, puisque la jeune femme de 42 ans subira une greffe de rein jeudi matin au CHUS de Sherbrooke. Pour elle, il s’agit d’une seconde greffe de rein. Et la beauté de tout ça, c’est que le donneur est nul autre que son père Michel.
«C’est un beau cadeau de la vie, c’est un cadeau qui n’a pas de prix», affirme avec sincérité celle qui travaille à la Caisse populaire des Verts-Sommets de l’Estrie.

C’est en juin 1975, à l’hôpital Sainte-Justine de Montréal, que Carole fut opérée pour une première greffe de rein. Cette opération lui a permis de vivre une vie normale jusqu’à tout récemment. «Au mois de mars dernier, j’ai appris que mon rein ne fonctionnait plus. Depuis ce temps-là, j’étais en attente», d’émettre la brave femme qui a toujours pu compter sur l’appui de son entourage immédiat.

Le 18 juin dernier, au Royal Victoria de Montréal, Michel Labranche (le père de Carole) apprenait que son système était compatible à 100%. Âgé de 68 ans, ce valeureux citoyen de Saint-Isidore n’a aucunement hésité à faire cadeau de son rein à sa fille. La promesse lui a été faite ce jour-là.

«Je suis prête», mentionne Carole. Un tas de gens m’envoient des ondes positives. À la Caisse populaire, là où je travaille, mes collègues ne cessent jamais de penser à moi, ça me réconforte.»

Depuis juin dernier, celle-ci doit se plier à trois traitements de dialyse par semaine. Chaque traitement est d’une durée de quatre heures. Voilà pourquoi Carole était si déterminée à subir cette importante opération. Elle n’attendait que la générosité d’un donneur compatible… «Je ne remercierai jamais assez mon père, insiste-t-elle. Aux Fêtes, je l’ai serré dans mes bras pour le remercier de son grand geste.»
Tout naturel
Michel Labranche était lui aussi un brin nerveux, en début de semaine, lorsque Le Progrès l’a rejoint afin de connaître ses états d’âme. Mais il se montrait tout aussi disposé à passer sous le bistouri. «Je suis prêt moi aussi, a-t-il affirmé sur un ton convaincant. Il y a une trentaine d’années, un docteur m’avait conseillé de ne pas poser ce geste, mais cette fois-ci, je sais qu’il n’y a pas de problème et que tout va bien se dérouler.»
Propriétaire d’une scierie à Saint-Isidore, Michel Labranche estime que le moment était venu de démontrer son grand sens de la vie à sa fille. «Carole est une fille extraordinaire qui ne s’est jamais découragée au fil de toutes ces années, elle mérite bien ça. Quand j’ai des soucis à ma scierie, je n’ai qu’à penser à elle pour réaliser que mes petits problèmes ne sont rien avec ce qu’elle a vécu au cours de sa vie, principalement au cours des derniers mois. Si cette opération-là peut réussir et que ça peut lui procurer de belles années encore, je serai l’homme le plus comblé», de confier le père.

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