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Le Progrès de Coaticook
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Vent d’incertitude chez Waterville TG

L’entreprise veut réduire ses activités et couper 300 emplois

Vincent Cliche par Vincent Cliche
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Article mis en ligne le 24 septembre 2008 à 10:10
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Vent d’incertitude chez Waterville TG
L’entreprise Waterville TG songe à mettre de l’avant un plan de rationalisation, qui entraînerait la perte de 300 postes dans ses usines de Waterville et de Coaticook.
Vent d’incertitude chez Waterville TG
L’entreprise veut réduire ses activités et couper 300 emplois
Autre mauvaise nouvelle dans le secteur manufacturier de la région de Coaticook. Waterville TG serait en train de négocier un plan de rationalisation avec le syndicat de l’entreprise, qui amènerait la suppression de quelque 300 postes.
Selon des informations publiées dans le quotidien La Tribune du 24 septembre dernier, le plan proposé toucherait les employés des usines de Waterville et de Coaticook. Il pourrait même entraîner la disparition de l’unité de finition de Bromptonville.

Pour mettre à exécution le plan de rationalisation, l’entreprise doit avoir l’accord du syndicat afin d’obtenir l’abolition des barrières érigées dans la convention collective.

850 syndiqués sont toujours à l’emploi de Waterville TG alors que le plancher d’emploi inscrit dans la convention collective est d’environ 650 personnes. Il est aussi indiqué que ce plancher d’emploi ne doit pas être inférieur au nombre des emplois créés chez les sous-traitants à cause des activités que leur confie l’entreprise.
Waterville TG veut consolider ses activités
Dans un communiqué émis par la compagnie, on apprend que Waterville TG a déposé le 16 septembre dernier aux représentants syndicaux, un «projet de survie visant à consolider son avenir».
«Waterville TG doit donc se réorganiser afin de réduire ses coûts d’opération et de maintenir sa position concurrentielle. Afin de réaliser cet objectif, elle misera sur des opérations de fabrication à haute teneur technologique et propose dans son projet de survie des investissements de l’ordre de 44 millions de dollars. Ces investissements permettront de faire en sorte que Waterville TG Québec devienne un centre de mélange et d’extrusion reconnu comme le meilleur fabricant de bandes d’étanchéité en Amérique du Nord. Ce projet comprend également la création d’un centre de développement de technologies avancées qui aura pour mission d’assurer le plus haut niveau de productivité et de qualité de ses procédés.»

Il est à noter que la compagnie assure que le plan soumis préservera 500 emplois syndiqués.
Du côté du syndicat
Une rencontre est prévue le 5 octobre prochain, au cours de laquelle la partie syndicale fera connaître à ses membres les demandes patronales.
«L’employeur nous a montré ses états financiers. Nous sommes impliqués dans un processus de négociation marqué par un contexte difficile. Nous analysons la situation. Nous en discuterons avec nos membres. Ce sont eux qui prendront les décisions finales», explique le permanent du Syndicat des Métallos (FTQ), Dominic Lemieux.

Notons que le fabricant de joints d’étanchéité a procédé à l’annonce de 43 mises à pied au cours des dernières semaines. Plus récemment, une trentaine d’autres employés ont dû quitter l’entreprise.

Waterville TG est un fabricant de systèmes d’étanchéité pour l’industrie de l’automobile. L’entreprise est une filiale en propriété exclusive de Toyota Gosei, du Japon. Les pièces fabriquées sont exportées un peu partout dans le monde, mais principalement aux États-Unis. Jusqu’à 1200 travailleurs ont déjà été à l’emploi de Waterville TG.
Réactions
Selon la présidente de la Chambre de commerce et d’industrie de la Région de Coaticook, Sonia Montminy, l’annonce représente de bien mauvaises nouvelles pour la région. «Ça va faire mal à notre économie, c’est certain, lance-t-elle. Ça donne une moyenne jambette aux autres commerces et industries. C’est déstabilisant pour les gestionnaires qui veulent dynamiser leurs commerces.»
Mme Montminy croit que le contexte économique n’aide pas à la situation. «Il fallait peut-être s’y attendre avec tout ce qui se vit aux États-Unis. Ça nous affecte qu’on le veuille ou non. Récemment, Cabico a aussi été contraint à supprimer temporairement une centaine de postes.»

Du côté du candidat libéral dans Compton-Stanstead, William Hogg, il se dit très préoccupé par cette annonce. «Waterville TG est un moteur économique dans la région et nous avons besoin de donner aux entreprises les outils nécessaires pour protéger les emplois aujourd’hui», affirme-t-il.

Ce dernier mentionne qu’un gouvernement libéral mettra en place un fonds d’un milliard de dollars, le Fonds pour la prospérité et l’Industrie de pointe, afin d’aider à consolider les emplois manufacturiers.

Pour sa part, la députée bloquiste de Compton-Stanstead, France Bonsant, ne remet pas en cause la qualité des travailleurs de l’usine, mais fait porter le blâme de la situation à la hausse du prix de l’essence et du dollar canadien. «J’ai parlé à Mario Larose et ce qu’il m’a dit a fortement contribué à calmer mes appréhensions. Pour moi, Waterville TG, c’est le cœur et l’âme de Waterville. Je suis native de Waterville, mon père a travaillé à cette usine et mon mari est un retraité de Waterville TG. Ce qui se passe là-bas, ça me touche.»

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