Les travaux de rajeunissement de l’église baptiste de Barnston, construite en 1837, vont bon train, ce qui fait sourire la présidente du comité Héritage Barnston, Sylviane Ferland. (photo: Vincent Cliche)
L’église baptiste de Barnston se refait une beauté
Il s’est écoulé un peu plus d’un an depuis qu’on a posé les fondations de l’église baptiste de Barnston. Aujourd’hui, une deuxième phase de travaux s’entreprend. Celle-ci permettra de restaurer toute la fenestration et d’ajouter de nouvelles portes au bâtiment religieux.
La présidente du comité Héritage Barnston, Sylviane Ferland, se réjouit des présents travaux de rajeunissement de l’église, qui s’échelonneront jusqu’à l’été prochain. «Une fois les portes et les fenêtres retapées, s’il reste de l’argent, on pourra s’attaquer au clocheton et poser des dalles de béton au sous-sol», précise-t-elle.
La reconnaissance du bâtiment par la Ville de Coaticook comme monument historique en 2004 a enclenché les différents travaux subventionnés par le Pacte rural de la MRC de Coaticook, la Fondation Louise et Neil Tillotson et le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec. «On voulait faire revivre le petit hameau de Barnston en sauvant son patrimoine bâti, résume Mme Ferland. Barnston est le berceau de Coaticook. C’est là où tout a commencé. Barnston était un centre économique et commercial vers les années 1800 avec ses beurreries, ses magasins et ses forgerons. Avec le temps, tout s’est déplacé vers Coaticook, où il y a eu la venue des chemins de fer et des usines de textile, qui ont créé de nombreux emplois.»
Pour faire revivre cet esprit, le comité Héritage Barnston organisera des activités et des expositions historiques. «Célébrations d’automne» aura lieu ce dimanche (28 septembre), de 13 h à 16 h. Le regroupement invite la population à redécouvrir les lieux et à assister à un concert pour l’occasion. Également, il y aura une dégustation de tartes aux pommes et de crème glacée. «Nous avons pensé à ça pour recueillir des fonds, explique Sylviane Ferland. C’est bizarre, car, la communauté religieuse avait également fait une vente de tartes aux pommes au début des années 1900 pour se procurer un orgue à pédales. C’est toute une coïncidence.»