Francis Perron, agent de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse au CJE de Coaticook. (Photo Christian Caron)
Les minis entreprises : un outil de promotion auprès des élèves
Une formule mise de l’avant par le Carrefour jeunesse emploi
«Avant de réaliser de grandes choses, les élèves doivent d’abord en réaliser de plus petites. Avec le concept des minis entreprises, nous désirons faire de la promotion auprès des jeunes afin de leur inculquer des notions d’entrepreneurs et de leur faire vivre une expérience concrète.» Ces paroles sont celles de Francis Perron, agent de sensibilisation à l’entrepreneuriat jeunesse au Carrefour jeunesse emploi de la région de Coaticook.
C’est en 2004, à la suite à la mise en place du Défi de l’entrepreneuriat jeunesse (un programme du gouvernement du Québec), que des ressources humaines ont été mises à la disposition des CJE.
«Et nous, au CJE de Coaticook, nous avons décidé que le concept des minis entreprises constituait une excellente façon d’entrer dans les écoles, que ce soit au primaire, au secondaire ou au CRIFA», explique fièrement Francis Perron.
Selon lui, cette formule permet aux élèves d’expérimenter toutes les étapes menant vers la création d’une véritable entreprise. «Ça commence par une recherche d’idée, une étude de marché et de faisabilité. Puis, les élèves trouvent eux-mêmes un nom d’entreprise, un slogan, des outils de promotion, ils identifient les tâches de l’entreprise et procèdent à un partage des tâches. C’est très formateur. Et à chaque étape, ils apprennent à développer de nouvelles aptitudes; pensons au travail d’équipe, à l’autonomie, le sens des responsabilités, etc»
Le rôle de Francis Perron en est un d’accompagnateur.
Ainsi, il s’amène à l’occasion dans les cours de «Cheminement particulier» de La Frontalière, pour seconder les efforts de l’enseignant Luc Hamel.
Il est aussi disponible pour rencontrer les élèves du Collège François Delaplace de Waterville pour les guider dans l’élaboration de leurs projets.
Même chose au CRIFA, où il apporte sa contribution, notamment en participant aux diverses entrevues des élèves pour des demandes de financement pour les entreprises en question.
«En fait, on va aller aussi loin que les élèves veulent bien aller», fait-il valoir à ce sujet.
«Nous on pense que c’est une bonne formule pour allumer les jeunes. Et s’ils ne deviennent pas des entrepreneurs plus tard, cette formation leur aura néanmoins servi à devenir de meilleurs employés. En cette époque où il y a beaucoup de décrochage scolaire, c’est une façon de plus de les garder à l’école», de conclure Francis Perron.