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Le Progrès de Coaticook
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Des «greffés» qui mènent une belle vie

Cécille Baillargeon et Bernard Paquette ne seraient plus là sans une greffe d’organe

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 24 avril 2008 à 10:27
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Des «greffés» qui mènent une belle vie
Cécille Baillargeon mène une vie bien remplie depuis sa greffe du cœur en 1998. (Photo Christian Caron)
Des «greffés» qui mènent une belle vie
Cécille Baillargeon et Bernard Paquette ne seraient plus là sans une greffe d’organe
Cécille Baillargeon (l’épouse de Gérard Hébert) est reconnue pour être une bonne vivante. Souriante et positive, elle mène une vie sociale heureuse. Pourtant, sans la greffe d’un nouveau cœur en janvier 1998 elle ne serait assurément plus des nôtres.
«Sans un nouveau cœur, je n’aurais même pas passé au travers l’année (1998), mentionne Cécille, une femme âgée de 61 ans et demeurant à Coaticook. J’en étais rendue là, très affaiblie et au bout du rouleau.»

Cécille Baillargeon fait partie d’une famille qui n’a pas été choyée sur le plan héréditaire. «Neuf de mes oncles, tantes, cousins et cousines sont décédés du coeur au cours de la même année dans les années 1960. Quand j’ai commencé à ressentir de la douleur au cœur, dans l’année 1975, j’ai bien deviné que je ne serais pas épargnée par la maladie, Pendant plus de 20 ans (1975-1998) j’ai été hospitalisée à répétition pour divers soins de santé. Tout ce temps-là, j’ai traîné de la patte», raconte madame Baillargeon-Hébert qui est bien connue dans son milieu.

Le 1er janvier 1998, elle entrait à l’Hôtel Dieu pour ensuite être transférée au CHUS à Sherbrooke. Deux semaines plus tard, elle passe des tests de compatibilité à Montréal dans l’espoir d’être greffée. Elle demeurera sur la liste d’attente jusqu’au 25 juillet. Le 26 elle était opérée à l’Hôpital Royal Victoria de Montréal.

«Le 11 août je suis sortie de là sur mes deux jambes, mentionne Cécille. Les médecins ont été très surpris du résultat. Selon eux, les chances de réussite étaient plutôt minces. Mais moi, j’y croyais fermement, j’avais la foi.»

L’opération s’est déroulée sans anicroches et sans que Cécile ressente des symptômes anti-rejets. «J’ai eu droit à des soins exceptionnels de la part du personnel médical, ces gens là ont été de vraies perles à mes côtés tout ce temps, s’empresse de dire celle-ci. Depuis cette opération, tout va bien. C’est sûr que je n’ai pas la même capacité qu’avant et mes muscles n’ont pas la même vigueur, mais je peux au moins vivre une vie presque normale avec les miens.»

Et puisqu’il s’agit d’un cœur provenant d’un jeune homme de 19 ans, celle-ci a retrouvé des airs de… jeunesse…depuis l’opération.
Un rein
Bernard Paquette revient lui aussi de loin. Le 8 août 1994, après deux ans et demi de dialyse et d’interminables visites à l’hôpital et chez le médecin, il recevait enfin un nouveau rein. «C’est arrivé drôlement; un bon matin je me suis présenté au CHUS pour un traitement régulier de dialyse. On m’a accueilli en me demandant si je préférais être opéré plutôt que de subir un autre traitement. Ils avaient un rein compatible et tout était prêt, je n’avais qu’à dire oui. Je n’ai pas hésité. À 13 h, j’entrais dans la salle d’opération et à 19 h tout était terminé. Deux jours plus tard, je mangeais tout ce que je voulais. Fini le régime», raconte Bernard Paquette, un sexagénaire reconnu pour son légendaire sens de l’humour.

Bernard Paquette ne manque pas de dire que le fait de vivre dans l’attente d’une greffe lui a permis de faire de belles rencontres. Il mentionne le nom de Nelson Burns de Coaticook et un dénommé Godbout d’Asbestos. «Tous les trois avons reçus une greffe d’organe sensiblement dans la même laps de temps», signale Bernard Paquette.

Aujourd’hui, il vit sereinement même si «il y a des hauts et des bas». «Mais pour un homme de 69 ans, je dispose d’une belle autonomie», de conclure Bernie.

Il va sans dire qu’en cette semaine des dons d’organes, les deux individus invitent les gens à signer leur carte de dons d’organes.

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Johanne Cournoyer

Commentaire mis en ligne le 26 avril 2008
Dans cet article sur les greffés, le prénom de la greffée est Lucille et non Cécille.

Svp corriger avant la parution.

Merci

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