Julie Sage estime que cette étude va permettre de mieux orienter les actions des intervenants touristiques de la MRC de Coaticook. (Photo Christian Caron)
La région demeure attirante pour les visiteurs de la Montérégie
Selon une étude de provenance des clientèles touristiques
Les intervenants reliés au tourisme en région s’en sont toujours douté et une récente étude vient de le prouver avec encore plus d’éloquence : les visiteurs provenant de la région de la Montérégie sont nombreux à choisir la MRC de Coaticook comme destination, que ce soit pour la découverte de nos attraits ou participer à diverses activités.
C’est ce que démontre une étude de provenance des clientèles pour les saisons touristiques 2006 et 2007. Selon cette étude, 31 % des visiteurs provenaient de la région de la Montérégie en 2006 et 2007.
L’Estrie demeure également très intéressante avec 25 % de visiteurs en 2007 et 26% en 2006.
Les autres régions montrent des pourcentages relativement faibles en 2007: Montréal avec 12 %; les Laurentides avec 5 %, Lanaudière avec 4 %, Québec avec 4 %, etc.
Comme l’explique Julie Sage du Comité d’actions touristiques (CAT), ces données ont pu être recueillies grâce à une dizaine de partenaires touristiques de la MRC de Coaticook qui prennent la peine de prendre les codes postaux de leurs visiteurs. Pour les visiteurs canadiens, il s’agit du code postal à six caractères et le Zip Code postal à 5 chiffres pour les Américains.
Parmi ces partenaires, certains proviennent du secteur de l’hébergement alors que d’autres sont des attractions touristiques ou activités. Le Bureau d’information touristique (BIT) a également refilé des statistiques intéressantes à cet égard.
Le Parc de la Gorge, le Camping de Compton, le Camp Val-Estrie de Waterville, la Ferme Martinette, le Musée Beaulne, l’Auberge Coaticook et le Motel l’Exquise sont quelques-uns des partenaires qui ont refilé ces chiffres, lesquels permettent de constater une tangente sur le plan touristique.
«Ça fait trois ans que je voulais procéder à ce genre d’exercice, mentionne Julie Sage. Nous n’avions jamais eu la chance de vérifier la provenance de nos visiteurs par le passé. Cette étude va nous servir de guides pour nos prochaines actions.»
L’étude a d’ailleurs été présentée à divers intervenants du milieu touristique, récemment, à l’Hôtel de ville de Coaticook.
«Les gens qui ont assisté à la présentation de l’étude ont grandement apprécié les résultats, s’empresse de confier Julie Sage. C’est un outil qui va les aider. Ils ont également pu voir à quel point c’est important de conserver le code postal des visiteurs. Nous invitons d’ailleurs tous ceux qui cheminent dans le domaine touristique d’en faire de même.»
«Si la Montérégie s’avère une région à exploiter, il ne faut surtout pas négliger l’Estrie. Ces chiffres vont également nous incité à explorer des pistes avec des partenaires provenant de d’autres MRC voisines», fait valoir cette dernière.
Profil
Ce qui est franchement impressionnant, c’est de constater à quel point un simple code postal permet d’en savoir sur le visiteur type ayant visité la région de Coaticook en 2006 et 2007.
Ainsi, le profil sociodémographique du visiteur type se lit comme suit :
La région a affaire à une clientèle résidant dans des quartiers :
- Où l’âge des populations n’est pas une variable significative;
- -Où la langue maternelle est le français;
- Qui est fortement composée de couples en union de fait avec des enfants;
- Où les gens ont plus tendance à être propriétaire de leur logis dans des maisons seules détachées, et dont la valeur se situe à la moyenne des logis du Québec : 110 668$;
- Située en plus fortes proportions qu’au Québec en zones rurales (31%-19 %), malgré qu’on en retrouve encore beaucoup en zones urbaines.
Le code postal permet aussi d’en savoir davantage sur l’âge des gens et sa scolarisation, de même que son niveau de salaire. Le salaire de nos visiteurs, par exemple, se situe dans des tranches inférieures à 80 000 $ par ménage.