L’enseignante en Production horticole, Nathalie Lanoix, se réjouit de constater que le CRIFA est en mesure de refiler une formation adéquate sur l’agriculture biologique. (Photo Christian Caron)
Agriculture biologique : les enseignants du CRIFA doivent s’adapter
Les élèves bénéficient d’une serre biologique pour leurs apprentissages
L’agriculture biologique prend de plus en plus de place dans le discours des intervenants concernés par l’agriculture. Et les enseignants du CRIFA de Coaticook doivent évidemment s’adapter à cette réalité. D’où l’existence d’une serre biologique afin de desservir la clientèle scolaire de cette institution spécialisée en agriculture.
Depuis les récents travaux d’agrandissement, quatre serres ont été aménagées sur le site dont l’une est exclusivement réservée pour l’agriculture biologique.
«On assiste présentement à une véritable révolution agricole née en partie d’une prise de conscience des problèmes», mentionne Nathalie Lanoix, enseignante en Production horticole au CRIFA.
«Tout ce qui se développe de nouveau en agriculture nécessite une forme d’adaptation de notre part, c’est bien certain, reconnaît madame Lanoix. En tant que centre en agriculture, il faut se positionner par rapport à la norme biologique. Présentement, nous disposons d’une serre et d’ici l’an prochain nous aurons également une parcelle de terrain en pré-certification.»
Les gens qui assisteront à la prochaine exposition horticole du CRIFA, les 5 et 6 avril, pourront effectivement en apprendre davantage via un kiosque exclusivement réservée pour le volet biologique.
Comme l’explique Nathalie Lanoix, le terme biologique est une appellation contrôlée qui ne peut être utilisée que si l’on a été certifié par un des six organismes accrédités par le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV). Ces six organismes sont : Écocert Canada, Québec Vrai, OCCP/Procert, QAI, FVO et OCIA.
Incidemment, la procédure de certification bio comporte une foule d’obligations pour l’agriculteur.
Par exemple, l’organisme ou l’entreprise doit présenter une demande auprès de l’organisme en stipulant les productions qu’on désire faire certifier.
Un inspecteur viendra par la suite effectuer une visite d’inspection au cours de l’année.
On devine que pour conserver sa certification, l’entité en question doit tenir des registres très serrés. Des registres contenant des informations sur le plan de ferme, un plan de rotation des cultures, analyses de sol, analyses de fumier et compost, une liste des intrants utilisés en fertilisation et en phytoprotection.
En fait, il faut tenir compte de bien des facteurs : un suivi des températures de compost, les méthodes de production de plants, le plan de nettoyage de machineries, un suivi administratif, etc.
«Nous disposons de serres conventionnelles et une serre certifiée biologique, de sorte que les élèves qui étudient chez-nous sont en mesure de comparer, c’est avantageux pour eux. On a maintenant beaucoup d’espace pour travailler», d’émettre Nathalie Lanoix.
En agriculture bio, on privilégie une approche globale d’abord axée sur la prévention. Le producteur devra faire preuve d’une observation et d’une présence constante. Il doit notamment savoir reconnaître rapidement les insectes nuisibles, et ce, à divers stades et connaître les moyens de contrôle.
Le but de toutes ces démarches sont de protéger l’intégrité du produit certifié biologique.