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Emprisonné pour du bon lait!

Réclamons le bon lait!

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 21 mars 2008 à 10:12
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Emprisonné pour du bon lait!
Réclamons le bon lait!
Février 2008, Yves Desrosier est emprisonné pour s’être entêté à vendre du bon lait, le Lait d’Anton. Nos ancêtres nous ont fait consommer du lait cru depuis des millénaires pour la santé. Puis on l’a interdit pour lui substituer cette denrée commerciale sans panache que constitue le lait pasteurisé, homogénéisé, écrémé, additionné, désodorisé… et pompé plusieurs fois, des traitements qui lui font perdre l’essentiel de sa valeur et entraînent des effets douteux.
À cette époque, on ne connaissait presque rien à la nutrition. Aujourd’hui, les manuels techniques officiels sur le lait en démontrent amplement la dénaturation. On s’acharne contre le bon lait parce qu’il ne correspond pas aux critères commerciaux. C’était de loin le meilleur, le Lait d’Antan! Et santé, témoignages à l’appui.

Mais Yves et André Dérosiers ont dû fermer en novembre 2006.

Puisqu’il est impossible d’être partout parfait dans l’immense univers d’une ferme laitière, on envoie les inspecteurs à répétition chez ces gens dérangeants pour leur trouver des «bibittes», des inspecteurs en grosses bottes qui souvent transgressent eux-mêmes les normes qu’ils sont supposés faire respecter. Viennent les amendes et le tour est joué.

J’en ai vu de toutes sortes à partir de 1996 après avoir initié une coalition pour lutter contre l’interdiction du fromage au lait cru.

La consommation de lait par habitant baisse constamment. En direct à TVA le 3 juillet 2003, j’avais organisé une dégustation à l’aveugle du Lait d’Antan avec André Desrosiers dans un grand commerce de Québec. Plusieurs, qui avaient délaissé le lait, étaient prêts à y revenir. Les gens veulent du vrai, de l’authentique, pas le trafiqué sans goût des industriels intéressés par le profit.

À quoi bon ajouter au lait du calcium, des gras oméga-3, etc. si on l’a d’abord détruit? Qu’on laisse le producteur nous donner du bon lait!
Légal dans la plupart des pays
Illégal au Canada, le lait cru est légal dans la plupart des pays. Après la traite, les producteurs laitiers font-ils un détour au dépanneur pour se procurer du lais pasteurisé?
Le lait cru devient-il soudainement légal rendu chez le voisin d’en face ou plus loin? Non! Considéré dangereux et en plus illégal, le lait cru est quand même consommé par près de 100 % des producteurs laitiers : la cigarette, considérée dangereuse mais légale, n’est prise que par 25 % de la population. Trouvez l’erreur.

Selon plusieurs grandes recherches scientifiques récentes, le lait cru est associé à une réduction des allergies, de l’asthme, du rhume des foins, etc. Il est une bonne source d’antioxydants contre le mauvais cholestérol, l’inflammation, le cancer, etc, et que René Angélil avait pris pour lutter conte le cancer.

Un nombre incroyable de données scientifiques justifient le lait cru, dont les Desrosiers vendaient une forme modérément dénaturée par une pasteurisation basse, obligatoire.

Il fallait qu’ils y croient pour se retrouver dans ce pétrin. Le lait d’Antan était la voie de l’avenir.

Tôt ou tard, le bon lait va gagner.

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Myriam Lacroix

Commentaire mis en ligne le 2 avril 2008
Premièrement, il faut savoir que oui, la pasteurisation tue 90% des micro-organismes non-sporulés du lait, mais c'est dans la plupart des cas un bien nécessaire. Oui, pour la conservation du lait sur plus de quatres jours... le lait de ferme se conserve souvent au-delà, à condition d'avoir été refroidi rapidement. Le consommateur moyen qui achèterait un lait cru au supermarché ferait subir un atroce bris de la chaîne de froid en allant faire ses courses en été, et irait jusqu'à se plaindre du médiocre état de son produit deux jours plus tard alors qu'il est l'artisan de son malheur. Le train de vie du consommateur moyen fait qu'il néglige souvent la conservation de ses denrées et se fie sur l'industrie pour que tout soit sécuritaire et que l'innocuité soit à son maximum, sans que le consommateur prenne de responsabilités dans ses actes. Un lait cru qui verrait un bris de sa chaîne de froid CUMULATIF de plus de deux heures est irrémédiablement sujet à une acidification précoce par les bactéries du lait cru (par temps cumulatif on compte le temps de partir de l'épicerie ainsi que l'addition des 10-15 minutes pendant le déjeuner où on laisse nonchalament le lait sur la table même si on est déjà servi, etc.)

Aussi la pasteurisation ne détruit pas la valeur nutritionnelle des protéines. Celles-ci changent seulement de forme ou sont coupées, les rendant même plus facilement assimilables et digestibles pour vous!Les séquences en acides aminés restent les mêmes, il n'y a pas de mutation bizarres!

Pour ce qui est des traitements qui soit-disant brisent le lait, ça ne pourrait être plus faux. L'homogénéisation ne vient que pulvériser les globules de gras en gouttelettes plus petites qui vont monter moins rapidement à la surface ( vous savez cette grosse crème épaisse sur un lait de ferme?)

L'ultralait ou le pur-filtre ont seulement passé à travers de fines membranes qui enlève les cellules de bactéies mortes qui en s'autolysant, libèrent des enzymes qui vont dégrader le lait. C'est un traitement alternatif à la pasteurisation mais non légalisé en tant qu'unique traitement d'assainissement du lait (il doit obligatoirement être accompagné d'un traitement thermique quelconque visant à réduire la population microbienne étant donné les failles dans les membranes tropeu perceptibles constituant un danger de passage de bactéries pathogènes)
Quant à la désodorisation, elle n'est pas appliquée aux lait québécois, seulements aux huiles végétales et animales...et le pompage n'a pas vraiment d'effet sur les qualités nutritives du lait...les même protéines et les mêmes gras y sont toujours présents et tout aussi assimilables...

Côté prometteur, pour combattre les mauvaises bactéries pathogènes du lait à l'arrivée dans les silos, on emploi ces fameuses bactéries lactiques qui sont déjà présentes dans le lait et sont bénéfiques. Elles sont ajoutées en assez grandes quantités pour gêner/inhiber la croissance des pathogènes, sans qu'il y ait acidification désagréable du lait. Lorsqu'on parle de moyens bio pour contrôler la conservation des aliments.

L'ajout de probiotiques, encore des bactéries lactiques soigneusement sélectionnées qui ont prouvé leur effet bénéfique sur la santé intestinales, vient suppléer aux bactéries tuées par la pasteurisation, en s'assurant que les souches ayant effectivement des effets sur la santé soient présentes, mais le plus important: en quantité suffisante pour avoir un effet bénéfiques et discernable.

Quant aux oméga-3, ils sont à priori absent d'un lait de vache et ne sont ajoutés qu'à cause des modes marketing. Lorsqu'ajouté sous forme d'huile de lin, on y ajoute du romarin, plante aux huiles essentielles prévenant l'oxydation(et l'inactivation) de ces précieux gras insaturés. Rien de plus simple et moins nocif pour la santé. Des projets sont aussi en cours pour que la flore bactérienne dans l'appareil digestif des vaches synthétisent ces oméga-3, qui se retrouveront par après dans le lait.

Point de vue nutritionnel: les oméga-3 n'ont un bon effet que si le ration oméga-3 et oméga-6 est pertinent...

Bref, les propagandistes tels l'auteur du livre TOXIC (un charlatan, rien de moins, un auteur qui publie sur l'assassinat de JFK n'a aucune crédibilité quand on en vient à la chimie des aliments et à la nutrition) et les publicitaires aiment bien semer la polémique partout, creusant toujours plus creux le fossé entre les deux camps de pensée et alimentant les ragots.

Il ya du bien et il y a du mal.

Il y a des savants erronnés, mais aussi des consommateurs crédules.

L'information biaisée jaillit de partout et la vulgarisation extrême mêlée aux astuces publicitaires trompeuses ne font qu'aggraver la situation.

(ex: Croustilles sans cholestérol...il n'y a jamais eu de cholestérol dans les croustilles, mais parce qu'ils ont le droit de l'écrire et qu'ils savent que ça fait vendre, ils le font. Le cholestérol étant un gras exclusivement d'origine animale, alors à moins que vos chips aient été cuites dans le suif, pas de chance qu'il y ait déjà eu du cholestérol dedans un jour)

Aussi, le technologiste alimentaire d'aujourd'hui est séparé entre deux débats, deux courants importants: la bouffe plein d'additifs et ultra-transformée (ultra sodium, sucre et acides ajoutés pour la conservation) pour le consommateur négligeant qui veut pouvoir laisser traîner tout partout et que ce soit encore bon et sécuritaire à manger et le consommateur intelligent qui cherche une valeur ajoutée, la conservations par des moyens plus naturels (atmosphère modifiée, ajouts de ferments lactiques pour contrôler la croissance microbienne, traitement thermiques doux).

Ce sont deux réalités, deux segments de marché, deux mondes à part. Et parmi ces gens, ceux pour créer la chicane et mésinformer les gens.

J'adore le lait cru, mais il ne convient pas à beaucoup de consommateurs malheureusement et les dangers de représailles de consommateurs négligeants est omniprésent.
Pour dire à un tel point que la salubrité des ferme a augmenté dans les dernières années: en laboratoire,les professeurs doivent intentionnellement ajouter des coliformes fécaux à du lait pasteurisé pour que les étudiants puissent en observer lors d'analyses, puisque les laits de ferme n'en contiennent pas/ pas assez. C'est pour dire!
Mais bon, la santé des consommateurs vient en premier et c'est grâce à la pasteurisation qu'a été éradiquée la tuberculose humaine.

Sur ce, bonne réflexion, mais surtout, bonne quête d'information CRÉDIBLE. Merci

Myriam Lacroix

Commentaire mis en ligne le 2 avril 2008
Premièrement, il faut savoir que oui, la pasteurisation tue 90% des micro-organismes non-sporulés du lait, mais c'est dans la plupart des cas un bien nécessaire. Oui, pour la conservation du lait sur plus de quatres jours... le lait de ferme se conserve souvent au-delà, à condition d'avoir été refroidi rapidement. Le consommateur moyen qui achèterait un lait cru au supermarché ferait subir un atroce bris de la chaîne de froid en allant faire ses courses en été, et irait jusqu'à se plaindre du médiocre état de son produit deux jours plus tard alors qu'il est l'artisan de son malheur. Le train de vie du consommateur moyen fait qu'il néglige souvent la conservation de ses denrées et se fie sur l'industrie pour que tout soit sécuritaire et que l'innocuité soit à son maximum, sans que le consommateur prenne de responsabilités dans ses actes. Un lait cru qui verrait un bris de sa chaîne de froid CUMULATIF de plus de deux heures est irrémédiablement sujet à une acidification précoce par les bactéries du lait cru (par temps cumulatif on compte le temps de partir de l'épicerie ainsi que l'addition des 10-15 minutes pendant le déjeuner où on laisse nonchalament le lait sur la table même si on est déjà servi, etc.)

Aussi la pasteurisation ne détruit pas la valeur nutritionnelle des protéines. Celles-ci changent seulement de forme ou sont coupées, les rendant même plus facilement assimilables et digestibles pour vous!Les séquences en acides aminés restent les mêmes, il n'y a pas de mutation bizarres!

Pour ce qui est des traitements qui soit-disant brisent le lait, ça ne pourrait être plus faux. L'homogénéisation ne vient que pulvériser les globules de gras en gouttelettes plus petites qui vont monter moins rapidement à la surface ( vous savez cette grosse crème épaisse sur un lait de ferme?)

L'ultralait ou le pur-filtre ont seulement passé à travers de fines membranes qui enlève les cellules de bactéies mortes qui en s'autolysant, libèrent des enzymes qui vont dégrader le lait. C'est un traitement alternatif à la pasteurisation mais non légalisé en tant qu'unique traitement d'assainissement du lait (il doit obligatoirement être accompagné d'un traitement thermique quelconque visant à réduire la population microbienne étant donné les failles dans les membranes tropeu perceptibles constituant un danger de passage de bactéries pathogènes)
Quant à la désodorisation, elle n'est pas appliquée aux lait québécois, seulements aux huiles végétales et animales...et le pompage n'a pas vraiment d'effet sur les qualités nutritives du lait...les même protéines et les mêmes gras y sont toujours présents et tout aussi assimilables...

Côté prometteur, pour combattre les mauvaises bactéries pathogènes du lait à l'arrivée dans les silos, on emploi ces fameuses bactéries lactiques qui sont déjà présentes dans le lait et sont bénéfiques. Elles sont ajoutées en assez grandes quantités pour gêner/inhiber la croissance des pathogènes, sans qu'il y ait acidification désagréable du lait. Lorsqu'on parle de moyens bio pour contrôler la conservation des aliments.

L'ajout de probiotiques, encore des bactéries lactiques soigneusement sélectionnées qui ont prouvé leur effet bénéfique sur la santé intestinales, vient suppléer aux bactéries tuées par la pasteurisation, en s'assurant que les souches ayant effectivement des effets sur la santé soient présentes, mais le plus important: en quantité suffisante pour avoir un effet bénéfiques et discernable.

Quant aux oméga-3, ils sont à priori absent d'un lait de vache et ne sont ajoutés qu'à cause des modes marketing. Lorsqu'ajouté sous forme d'huile de lin, on y ajoute du romarin, plante aux huiles essentielles prévenant l'oxydation(et l'inactivation) de ces précieux gras insaturés. Rien de plus simple et moins nocif pour la santé. Des projets sont aussi en cours pour que la flore bactérienne dans l'appareil digestif des vaches synthétisent ces oméga-3, qui se retrouveront par après dans le lait.

Point de vue nutritionnel: les oméga-3 n'ont un bon effet que si le ration oméga-3 et oméga-6 est pertinent...

Bref, les propagandistes tels l'auteur du livre TOXIC (un charlatan, rien de moins, un auteur qui publie sur l'assassinat de JFK n'a aucune crédibilité quand on en vient à la chimie des aliments et à la nutrition) et les publicitaires aiment bien semer la polémique partout, creusant toujours plus creux le fossé entre les deux camps de pensée et alimentant les ragots.

Il ya du bien et il y a du mal.

Il y a des savants erronnés, mais aussi des consommateurs crédules.

L'information biaisée jaillit de partout et la vulgarisation extrême mêlée aux astuces publicitaires trompeuses ne font qu'aggraver la situation.

(ex: Croustilles sans cholestérol...il n'y a jamais eu de cholestérol dans les croustilles, mais parce qu'ils ont le droit de l'écrire et qu'ils savent que ça fait vendre, ils le font. Le cholestérol étant un gras exclusivement d'origine animale, alors à moins que vos chips aient été cuites dans le suif, pas de chance qu'il y ait déjà eu du cholestérol dedans un jour)

Aussi, le technologiste alimentaire d'aujourd'hui est séparé entre deux débats, deux courants importants: la bouffe plein d'additifs et ultra-transformée (ultra sodium, sucre et acides ajoutés pour la conservation) pour le consommateur négligeant qui veut pouvoir laisser traîner tout partout et que ce soit encore bon et sécuritaire à manger et le consommateur intelligent qui cherche une valeur ajoutée, la conservations par des moyens plus naturels (atmosphère modifiée, ajouts de ferments lactiques pour contrôler la croissance microbienne, traitement thermiques doux).

Ce sont deux réalités, deux segments de marché, deux mondes à part. Et parmi ces gens, ceux pour créer la chicane et mésinformer les gens.

J'adore le lait cru, mais il ne convient pas à beaucoup de consommateurs malheureusement et les dangers de représailles de consommateurs négligeants est omniprésent.
Pour dire à un tel point que la salubrité des ferme a augmenté dans les dernières années: en laboratoire,les professeurs doivent intentionnellement ajouter des coliformes fécaux à du lait pasteurisé pour que les étudiants puissent en observer lors d'analyses, puisque les laits de ferme n'en contiennent pas/ pas assez. C'est pour dire!
Mais bon, la santé des consommateurs vient en premier et c'est grâce à la pasteurisation qu'a été éradiquée la tuberculose humaine.

Sur ce, bonne réflexion, masi surtout, bonne quête d'information CRÉDIBLE. Merci

Josette Lincourt

Commentaire mis en ligne le 21 mars 2008
Que c'est triste qu'une personne soit emprisonnée pour avoir vendu du bon, du frais, du vrai, tandis que sur les tablettes des supermarchés du Québec et d'ailleurs, on nous vend de la cochonnerie qui a été manipulée et sur-manipulée, sans compter remplie de produits chimiques dégueulasses pour lui donner bonne allure. Je n'oublierai jamais quelques jours passés sur une ferme dans mon enfance où j'ai eu la chance de boire du lait sortant directement du beau pis rose et chaud de la vache: c'est incroyablement bon, et illégal depuis trop longtemps!

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