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Le défi: faciliter le transfert de la relève agricole

Le Québec perd deux fermes par jour

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 17 mars 2008 à 10:30
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Le défi: faciliter le transfert de la relève agricole
Le Québec perd deux fermes par jour
Dans les années 1950, les jeunes agriculteurs québécois avaient senti le besoin de s’unir afin de favoriser leur entrée dans la profession agricole.
Ils avaient d’abord mis sur pied la Jeunesse agricole catholique (JAC), l’ancêtre des structures que nous connaissons aujourd’hui.

En 1967, grâce à un échange avec la France, le premier syndicat de la relève agricole voit le jour au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

En 1982, la relève agricole prend de l’expansion en réunissant les différents syndicats régionaux et en formant la Fédération de la relève agricole du Québec, toujours seul et unique porte-parole des aspirants agriculteurs et des jeunes producteurs agricoles.

La Fédération compte aujourd’hui plus de 1 200 jeunes.

Malgré tous ces efforts, le Québec perd deux fermes chaque jour. Ces pertes laissent un vide économique important dans nos communautés rurales.

Au même moment, il y a une augmentation marquée de l’intérêt des jeunes pour la profession agricole. Chaque année, ce sont environ 1 000 jeunes qui s’inscrivent dans des programmes de formation agricole.

Certes, plusieurs sont filles et fils d’agriculteurs. Mais de plus en plus proviennent de milieux urbains, des jeunes désireux d’adopter un mode de vie et la profession agricoles.

Mais certaines barrières freinent l’accessibilité de la profession. Par exemple, dans ce secteur d’activité, il faut investir 5$ pour générer 1$ de revenu brut.

De plus, l’accès aux services conseils n’est pas toujours facile. C’est dans le but de diminuer ces barrières que la Fédération et l’Union des producteurs agricoles (UPA) ont uni leurs efforts pour améliorer les conditions d’établissements en agriculture pour les jeunes de la relève.
Cultiver… la passion
Il y a bien des façons de décrire la planification de la relève agricole. On peut parler d’une démarche de longue haleine qui vise le transfert, de la génération des fondateurs ou retraités à celle qui lui succède, des connaissances, des compétences, du travail, de la gestion, de la direction et des droits de propriété.
Or, lorsque l’on parle de transfert familial de ferme, il faut d’abord parler de l’intérêt des jeunes à prendre la relève et de l’importance pour le producteur de développer ses propres intérêts.

Pour un transfert réussi, il faut permettre au jeune d’avoir la chance de développer sa passion pour l’agriculture, sans l’imposer.

La responsabilité incombe donc au producteur agricole de permettre à ses enfants de développer cet intérêt, car ces derniers sont les premiers susceptibles d’assurer la continuité des entreprises agricoles.

Cela peut commencer par leur laisser la chance de les assister dans de menus travaux qui ne comportent aucun risque comme aller visiter les champs pour voir si les semis germent et poussent bien. De plus, une personne qui n’entend que du négatif à propos du travail sur une entreprise agricole n’y verra aucun intérêt.

Selon plusieurs producteurs agricoles et agronomes, l’entreprise qui se transfère le mieux est celle qui respecte les valeurs et la vision de ses propriétaires.

La mondialisation des marchés, la concentration des chaînes d’alimentation, les avances technologiques et autres ont amené les entreprises à modifier leurs façons de faire et leur développement.

Certains de ces changements ont éloigné des producteurs et productrices de leurs propres intérêts et vision.

Ces derniers doivent donc prendre le temps de se questionner sur le développement de leur entreprise afin de faciliter le transfert.

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