Mélissa Gaudreau, a grandement apprécié le contenu du cours. (Photo Christian Caron)
Mélissa Gaudreau se lance dans la vente de céréales bio
Une démarche initiée dans le cadre du cours «Lancement d’entreprises»
Mélissa Gaudreau, une jeune femme de 19 ans de Compton, a de la suite dans les idées. Inspirée par le travail de son père (Michel) et désireuse de créer son entreprise, celle-ci n’a jamais hésité à prendre la route du CRIFA afin de suivre le cours «Lancement d’entreprises». Quatre mois plus tard, voilà que Mélissa se lance dans la grande aventure : la vente de céréales bio au détail.
Le cours «Lancement d’entreprises» a été lancé au CRIFA l’automne dernier. Comme l’explique Daniel Martel, coordonnateur du cours et enseignant, cette initiative vise à mieux préparer ceux et celles qui désirent lancer leur propre petite entreprise, mais qui se sentent démunis par l’ampleur du projet. Et ça marche!
Mélissa Gaudreau en est la preuve.
«Depuis que j’étais au secondaire que je caressais cette ambition de fonder mon entreprise ou de prendre la relève de l’entreprise de mon père qui est dans la vente de flocons de céréales. Je regardais souvent mon père travailler et ça m’a donné le goût de suivre ses traces», affirme Mélissa qui a amorcé son cours à la mi-novembre.
Avant d’entreprendre cette formation, elle avait déjà quelques contacts lui permettant de croire à la faisabilité de son projet. Le désir de Mélissa : vendre des céréales bio au détail.
Un de ses principaux contacts, avec le Marché de solidarité de la terre, un organisme qui prône l’agriculture locale, lui a notamment fait découvrir qu’il pourrait y avoir une demande pour des céréales au détail.
Diane Groleau de Compton, bien connue pour ses convictions dans la vente au détail, a accepté avec plaisir de lui donner un coup de main.
«Comme clientèle, je cherche surtout un marché parallèle, mentionne Mélissa Gaudreau.
Tout est en marche, c’est parti! Je réalise qu’il faut investir beaucoup d’heures, mais c’est correcte.»
Ce qui fait le succès de son entreprise, c’est qu’elle a éliminé beaucoup d’intermédiaires entre le producteur et le client.
Et Mélissa a d’autres ambitions. Elle rêve au jour où elle pourra logiquement prendre la relève de son père. Chose certaine, elle est en train de prouver sa capacité de s’organiser, de prendre des initiatives.
Avant de suivre ce cours spécifique, Mélissa a étudié à l’ITA de St-Hyacinthe et a séjourné durant quelques semaines sur une ferme de céréales en Saskatchewan. Un cheminement logique qui l’a mené à bon port.
Opportunité
Daniel Martel se réjouit du succès de cette première cohorte. Onze promoteurs se sont inscrits l’automne dernier. De ce nombre, deux ont abandonné en cours de route, mais les autres ont mené leurs démarches à terme.
En tout, huit projets ont été planifiés au cours des quatre derniers mois.
Trois sont présentement en démarrage.
L’un de ces projets permettra à deux individus de lancer un service d’horticulture spécialisé dans les berges et les toits verts. Les nouveaux entrepreneurs ont ciblé une clientèle à l’aise financièrement. Ils ont les yeux vers le Memphrémagog…
Un autre projet en démarrage consiste en la réparation de petits moteurs (tondeuse, souffleuse, petits tracteurs, etc. Les deux hommes, l’un âgés de 25 ans et l’autre de 45 ans, possèdent des expériences différentes qui laissent entrevoir une belle complicité.
«C’est certain que ce genre de cours ne garanti pas nécessairement que l’individu va se lancer en affaires au terme du cours. Parfois il arrive que le type réalise que son projet n’est pas viable. Pour cette première cohorte, par exemple, deux promoteurs ont réalisé, en bout de ligne, que leur projet n’avait pas d’avenir financièrement. Mais ces gens-là ont réalisé la démarche au grand complet, ils ont élaboré un plan d’affaires. Cette expérience aura été bénéfique en ce sens qu’ils auront évité de se lancer aveuglément dans une aventure qui leur aura fait perdre de l’argent. C’est une expérience qui leur servira toujours», d’émettre Martel sur un ton philosophe.
En fait, l’expérience a été concluante, au point où l’on se prépare déjà à lancer des invitations aux entrepreneurs intéressés à peaufiner un projet d’entreprise.