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10 édifices ciblés pour un processus de caractérisation au centre-ville de Coaticook

La firme Patri-Arch vient de publier un document abondamment illustré

par Christian Caron
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Article mis en ligne le 11 mars 2008 à 10:19
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10 édifices ciblés pour un processus de caractérisation au centre-ville de Coaticook
La conseillère municipale, Madeleine Drolet et l’agente de développement culturel à la Ville de Coaticook, Shirley Lavertu ont eu un plaisir fou à parcourir les grandes lignes de ce document. Madame Lavertu, de par son rôle, a participé à la documentation de cet ouvrage. (Photo Christian Caron)
10 édifices ciblés pour un processus de caractérisation au centre-ville de Coaticook
La firme Patri-Arch vient de publier un document abondamment illustré
La mise en valeur du patrimoine bâti n’a jamais fait l’objet d’autant d’interventions que présentement à Coaticook. Et la Ville de Coaticook joue parfaitement son rôle de leader dans cette dynamique qui vise à conserver notre patrimoine bâti.
C’est dans cet esprit que la Ville de Coaticook a récemment donné le mandat à la firme Patri-Arch (consultants en patrimoine et en architecture) d’effectuer une étude de caractérisation de nos édifices au centre-ville. Qu’est-ce qui caractérisent nos bâtiments? Voilà la question sur laquelle s’est penchée la firme de consultants.

C’est fait, la firme vient d’accoucher d’un document d’une soixantaine de pages, abondamment illustré de photos de bâtiments.

Comme l’explique la conseillère Madeleine Drolet, la réalisation de cette étude découle de ce besoin de revitaliser le centre-ville de Coaticook.

«En réalisant cette étude, mentionne Madeleine Drolet, nous avions trois objectifs précis. D’abord, de créer un sentiment d’appartenance au sein de la population. Aussi, de les sensibiliser davantage sur ce concept qu’est le patrimoine bâti. Puis finalement, permettre aux gens de chez-nous de véritablement découvrir les richesses du milieu.»

Évidemment, Patri-Arch ne pouvait se lancer dans une interminable analyse de tous les bâtiments du centre-ville, d’où la raison pour laquelle on a dû se limiter à 10 bâtiments pour cette première phase. Shirley Lavertu mentionne que ce sont des bâtiments qui, pour la plupart, exigeaient des interventions dans des délais rapides.

Les représentants de Patri-Arch ont donc pris ces 10 édifices pour en identifier les types d’architecture de même que la valeur patrimoniale de chacun. Ceux-ci se sont attardés aux types de bâtiments, aux formes, les composantes, les matériaux, l’état physique, le paysage, etc.

Une fiche d’inventaire a été élaborée pour chacun des 10 édifices avec un relevé photographique de l’ensemble des façades et de leur affichage.

En tout, pas moins de 660 photos numériques prises sur le terrain ont été classées, indexées et archivées.

La firme Patri-Arch est parvenue à cerner le potentiel des 10 édifices selon une échelle de critères tenant compte de cinq valeurs : valeur d’âge et intérêt, historique, valeur d’usage, valeur de matérialité, valeur d’art et d’architecture, valeur de position.

À la lumière de la valeur patrimoniale des édifices, des recommandations de mise en valeur ont été émises.

«J’ai passé des heures et des heures à parcourir le document de Patri-Arch. C’est vraiment bien fait comme travail et très complet. Il y a là-dedans une analyse architecturale très rigoureuse», indique Madeleine Drolet avec fierté.

Ce document nous montre, entre autres, à quel point les principaux incendies survenus au centre-ville au cours du dernier siècle ont influencé l’architecture et l’évolution physique du centre-ville de Coaticook. Des incendies qui ont aussi influencé la trajectoire de certaines rues du centre-ville.

Pensons, par exemple, à la conflagration survenue en janvier 1949 à l’Hôtel Child et laquelle s’est traduite par la destruction de quatre importants commerces sur la rue Child, de même que l’église St-Jean. Les commerces touchés étaient : le magasin Réjent, la pharmacie Comptois, le magasin W.E. Dionne et le magasin J.E. Dionne.

Cet incendie explique pourquoi les bâtiments du côté ouest de la rue Child dans ce secteur sont d’une architecture différente de ceux situés de l’autre côté de la rue qui remontent à beaucoup plus longtemps.

Bref, un document qui tient compte de multiples données historiques. À lire absolument pour ceux qui aiment leur centre-ville et qui désirent en connaître l’origine.

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