L’année 2007 a été mouvementée sur la scène culturelle avec l’embauche de trois directeurs pour le Musée Beaulne, la Bibliothèque Françoise-Maurice et le Pavillon des arts. Michel Harnois, Patrick Falardeau et Marie-Ève Cormier ont comblé les postes.
(Photo Christian Caron)
Mouvement de personnel dans le domaine de la culture à Coaticook
De nouveaux directeurs à la Bibliothèque, au Musée et au Pavillon
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on a assisté à du mouvement de personnel comme rarement auparavant dans le domaine culturel à Coaticook. En l’espace de quelques mois seulement, la Ville de Coaticook a dû procéder à l’embauche d’un nouveau directeur à la Bibliothèque Françoise-Maurice, au Pavillon des arts et de la culture de Coaticook et au Musée Beaulne.
Patrick Falardeau (Bibliothèque), Marie-Éve Cormier (Pavillon des arts) et Michel Harnois (Musée Beaulne) se sont amenés tour à tour afin de remplacer Ginette Grenier, Robert Scalabrini et Mario Landry.
Des changements importants si l’on considère que Ginette Grenier (20 ans de loyaux services), Robert Scalabrini (10 ans) et Mario Landry (7 ans) étaient en poste depuis relativement longtemps.
C’est sans compter que le directeur du Parc de la Gorge, Martin Rodrigue, a également délaissé ses fonctions en cours d’année.
Ginette Grenier a accepté un poste de technicienne en documentation aux Services techniques à l’Université de Sherbrooke. Celle-ci a été aux premières loges de multiples transformations à la Bibliothèque de Coaticook. Elle a notamment contribué à sa manière à la concrétisation de deux rénovations d’importance dont le projet d’agrandissement au début des années 2000 et lequel a entraîné une facture de plus de 1 M $.
À son arrivée, en mai 1986, le budget annuel se chiffrait approximativement à 60 000 $ alors qu’il avoisine maintenant les 200 000 $. Elle ne disposait que d’un employé alors qu’ils sont maintenant trois.
Par ailleurs, c’est en avril que Marie-Ève Cormier s’est pointé pour remplacer Robert Scalabrini qui a consacré 10 belles années à mettre le Pavillon des arts sur les rails. Lui aussi aura été un témoin de l’ascension du PACC. Il a vu naître les Linda Lemay, Kevin Parent, Corneille de même que plusieurs humoristes.
Quant à Mario Landry, on se rappellera qu’il a fait son entrée au Musée dans un climat plutôt très émotif alors qu’il était appelé à remplacer le directeur Pierre Jean, lequel était en place depuis les débuts. Landry se retrouve aujourd’hui au Musée J.Armand Bombardier de Valcourt
Des lieux occupés
À Coaticook, c’est un peu beaucoup à l’intérieur des murs de ces trois bâtiments que la culture s’épanouit sainement jour après jour.
Des activités intéressantes se tiennent régulièrement à la Bibliothèque de Coaticook. L’expositon sur Tintin en octobre dernier, par exemple, s’est avéré une idée intéressante autant auprès des plus petits qu’auprès des adultes.
Récemment, ce fut l’auteure et comédienne Francien Ruel qui a accepté l’invitation de la Bibliothèque pour livrer une conférence sur sa passion d’écrire. Les 75 personnes présentes ont grandement apprécié sa visite.
Chaque année, le Musée Beaulne constitue un endroit de prédilection pour découvrir de nouveaux artistes et de nouvelles expositions. L’année 2007 n’a pas fait exception. L’exposition «Lait…sss-moi te raconter! Une laiterie bien de chez-nous» qui raconte la grande histoire de la Laiterie de Coaticook, démontre que le Musée est désireux de demeurer près de son monde. Depuis ce jour, on y retrouve une vache, grandeur nature, au second plancher de cet édifice de la rue De l’Union.
Le volet éducatif continue également d’occuper une place significative dans la programmation du Musée Beaulne. De nombreux groupes scolaires, principalement des écoles primaires, profitent de ce lieu pour s’initier à de nouvelles disciplines.
Tout récemment, par exemple, des étudiants de l’école secondaire La Frontalière y sont venus pour s’inspirer des lieux avant d’écrire une légende. Ils ont eu l’opportunité de visiter les quatre coins du Château Norton, un de nos plus beaux joyaux sur le plan patrimonial et architectural.
Et bien sûr, le PACC demeure un lieu de rassemblement pour les amants des arts et de la culture. En plus d’offrir une pléiade de cours (dessin, peinture, danse, chant, etc.), le PACC offre une programmation fort intéressante, tant au niveau des spectacles musicaux que du théâtre et autres activités similaires.
Parmi quelques spectacles qui ont retenu l’attention, pensons à ceux des Trois Accords, Boom Desjardins, 3 gars su’l sofa, Éric Mongrain, la 6e édition du «C’est Thi-Bault Noël», l’hommage à Bryan Adams, etc.
Le théâtre a aussi occupé une place intéressante avec les Scéneux du Pavillon (Visa pour l’éternité) et le théâtre d’été (Pleine lune).
Tout va bien pour le PACC. Qu’il suffise de dire que la campagne de recrutement fut très fructueuse avec 120 nouveaux membres en octobre dernier.
Et l’automne a pris son envol avec les Jours J, un concept qui permet aux gens de la région de s’approprier leur Pavillon, que ce soit pour l’impro, le slam ou la musique.
(Photo Christian Caron)