Le directeur du Musée Beaulne, Michel Harnois, a accompagné les élèves de La Frontalière (cours de français de secondaire III) pour une visite complète du Château Norton. Cette visite devrait servir d’inspiration à l’écriture d’une légende.
(Photo Christian Caron)
Le Château Norton inspire les élèves de La Frontalière
Les élèves s’en inspireront pour imaginer une légende
Y a-t-il un endroit plus inspirant qu’un château pour coucher sur papier les premières lignes d’une légende? Un château, peu importe sa taille, projette une image à la fois mystique et envoûtante. Tout pour se plonger rapidement dans une atmosphère propice à l’écriture.
Pas étonnant que le Château Norton de Coaticook, qui abrite le Musée Beaulne depuis près de 25 ans, ait été retenu comme site par les élèves du cours de français de secondaire III de l’école La Frontalière. Le Château Norton servira effectivement de base à la composition d’une légende par les élèves. En s’inspirant des lieux, en tenant compte de l’histoire réelle de la maison, de la famille Norton ou du Musée, ils auront à imaginer une légende.
Accompagnés de leurs enseignants, les élèves ont pénétré à l’intérieur du Château Norton, cette semaine, pour une visite complète des lieux. Pour plusieurs de ces étudiants de 14 et 15 ans, il s’agissait d’une toute première incursion dans ce bâtiment riche d’histoire.
Le directeur du Musée, Michel Harnois n’a pas fait les choses à moitié. Il ne s’est pas contenté de faire le tour des principales pièces du château. Il a permis aux élèves de s’aventurer dans les plus petits couloirs, au sous-sol, dans les voûtes du Musée, etc.
Et notre homme a bien joué le jeu, attirant leur regard vers certains passages secrets, vers une trappe isolée au plafond, vers une pièce plus sombre, etc. Bref, ils ont découvert le Musée de fond en comble, comme vous ne l’avez encore jamais vu…
Il fallait voir les élèves! Impressionnés par l’immensité de cette grande maison (la maison secondaire de la famille Norton à l’époque). Plusieurs avaient un calepin en mains afin de prendre de précieuses notes. D’autres ont préféré s’amener sur place équipés d’une caméra numérique. «Certains préfèrent travailler avec des photos pour s’inspirer, ils veulent des images réelles du château», signale à cet effet l’enseignant Stéphane Paquet qui reconnaît que cette idée s’avère judicieuse auprès des élèves.
«C’est vraiment ce qu’on appelle un projet bien branché sur la nouvelle réforme scolaire», convient celui qui a déjà bien hâte de lire les œuvres de ses étudiants.
Cette idée de jumeler le Château Norton à l’école La Frontalière est celle de Lili Mertens, responsable du service éducatif «l’aMusécole» du Musée. Elle était évidemment sur place, cette semaine, lors du passage des élèves. C’est elle qui a merveilleusement dévoilé aux jeunes tous ses savoirs dans la chambre des secrets.
Imaginez d’ici la légende : «Par un soir d’orage, le Château Norton fut plongé dans le noir à la suite d’une panne d’électricité. Soudainement, on entendit un bruit provenant de la galerie arrière du bâtiment. Un cagoulard y entra grâce à une clef passe-partout et s’empara du code secret du CRICK, une pièce-maîtresse pour la construction du chemin de fer…»
(Photo Christian Caron)