Un agriculteur de Saint-Herménégilde participera à la Marche de la fibrose kystique


Publié le 18 mai 2017

André Lanciaux participera à l'événement «Faites de la fibrose kystique de l'histoire ancienne».

©(Photo TC Media - Vincent Cliche)

IMPLICATION. Atteint de la fibrose kystique depuis sa naissance, l'agriculteur André Lanciaux participera à une marche au parc Jacques-Cartier de Sherbrooke afin d'amasser des fonds pour faire avancer les recherches.

L'homme de 51 ans a donc encerclé la date du 28 mai à son agenda. M. Lanciaux en sera à sa première participation à l'événement, organisé par Fibrose kystique Canada à travers tout le pays. «Je le fais pour qu'on trouve un remède à la terrible maladie, avance le principal intéressé. Je ne veux pas que des enfants passent à travers tout ce que j'ai vécu au cours de ma vie.»

Son implication au sein de cette marche, il la fait aussi à titre personnel. «Je le vois aussi comme une marque de reconnaissance, car, moi aussi, j'ai pu profiter des avancées des recherches. Quand j'étais adolescent, l'espérance de vie d'une personne aux prises avec la fibrose kystique n'était que de 18 ans. Alors que mes amis rêvaient de leur métier d'avenir ou encore de fonder une famille, moi, mon rêve, c'était de rester en vie encore quelques années.»

«Aujourd'hui, je peux dire que je l'ai réalisé», philosophe-t-il.

Greffe aux poumons

Le Mégilien ne l'a pas eu facile cependant. En 2006, on lui a offert une deuxième chance à la vie. «J'ai eu une greffe aux poumons, précise-t-il. Avant qu'on ne procède à l'opération, mon médecin m'avait dit qu'il ne me restait que trois mois à vivre.»

Le sourire accroché au visage, André Lanciaux dit vivre de bons moments. «Il y a encore beaucoup de gens qui ne savent pas que je suis atteint de cette maladie», raconte l'homme à la bonne humeur.

N'empêche, le combat demeure quotidien. M. Lanciaux doit subir des traitements de dialyse tous les deux jours, la nuit. «Ça me permet de conserver une certaine qualité de vie et de m'occuper de choses un peu moins physique sur la ferme, comme la comptabilité. Je ne dis plus que je travaille, mais plutôt que je m'amuse.»

La marche du 28 mai au parc Jacques-Cartier en sera une de trois kilomètres. «Même si, pour moi, ce sera relativement facile, je sais que pour d'autres, ce sera tout un défi», mentionne-t-il.

Il s'est fixé un objectif de 2000 $ à remettre à l'organisme organisateur de l'événement. Les gens peuvent participer à cette levée de fonds en faisant un don dans des tirelires à son effigie, distribuées dans certains commerces de la région, comme chez Langlais Sports, Service agricole de l'Estrie ou encore à la Banque nationale. Sur le web, on peut cliquer sur l'Équipe Lanciaux et cie.