Sections

Les Boucaniers prennent en charge le resto de l'aréna de Coaticook


Publié le 29 septembre 2017

Les propriétaires des Boucaniers en cavale, Anne-Marie Delorme et Pierre Laliberté, s'installeront au Centre récréatif Gérard-Couillard pour nourrir les partisans.

©(Photo TC Media - Vincent Cliche)

RESTAURATION. En plus des items plus traditionnels qu'on retrouve dans un casse-croûte, les visiteurs du Centre récréatif Gérard-Couillard pourront se régaler du «Bobine Burger», met emblématique des nouveaux gestionnaires du restaurant de l'aréna, les Boucaniers en cavale.

Les propriétaires Anne-Marie Delorme et Pierre Laliberté disent avoir longtemps reluqué un emplacement du côté de Coaticook. «Le fait d'avoir un pied à terre ici, c'est vraiment un grand avantage», disent-ils avec enthousiasme.

Car, ce qu'il faut comprendre, c'est que les Boucaniers en cavale, c'est d'abord un «food truck». Aux yeux des lois gouvernementales, une entreprise de cuisine de rue se doit d'avoir une cuisine physique à l'extérieur de son véhicule afin de réaliser certaines préparations. Après un passage difficile du côté de Compton l'an dernier, les Boucaniers souhaitent rebondir à Coaticook.

À l'aréna, en plus d'offrir les classiques poutines, hot-dogs et hamburgers, on souhaite titiller les papilles des amateurs de hockey avec le fameux «Bobine burger», fait à partir de la truite des Bobines, ou encore grâce à la poutine au porc fumé, accompagné d'une sauce au bacon, à l'oignon, au sirop d'érable et à l'ail. «On va s'adapter selon les demandes de nos clients», confirme Mme Delorme.

Se retrousser les manches

L'obtention du contrat de gestion du restaurant de l'aréna peut sembler être un couronnement pour les propriétaires des Boucaniers. Cependant, ils ont dû travailler fort pour se remettre de quelques échecs. «L'an dernier, on est carrément allé se planter à Saint-Tite, explique Pierre Laliberté. On pensait bien faire, mais on peinait à attirer quelques personnes, alors qu'il y avait des dizaines de milliers de personnes sur le site. Ce qu'il faut comprendre, c'est que, souvent, ils arrivent là-bas en roulotte et ont déjà fait leur épicerie.»

Leur restaurant à Compton s'est aussi avéré une étape difficile. «Les gens ont longtemps identifié cet endroit comme un endroit à déjeuners. On n'a pas visé juste», a lancé Mme Delorme.

Heureusement, un hiver «d'enfer» avec la participation à plusieurs carnavals, un été «explosif» et l'aide de quelques amis ont ramené les Boucaniers sur les rails. «Le contrat avec l'aréna vient stabiliser nos opérations pour l'année», confirment les propriétaires.

Ouverture vers la bouffe de rue

Aux yeux des propriétaires des Boucaniers en cavale, la Ville de Coaticook ouvre un peu plus la porte à la cuisine de rue depuis quelque temps. «On a eu de franches discussions avec le directeur général, mais elles étaient très cordiales. C'est même la Ville qui nous a suggéré de postuler sur l'appel d'offres. En même temps, je comprenais leur réticence au départ de vouloir protéger le tissu commercial déjà en place.»

Ainsi, le camion, stationné à l'aréna, pourra offrir de façon occasionnelle des plats à l'extérieur. «On veut créer un événement genre "underground", avec un appel sur les médias sociaux», précise M. Laliberté.

Quant à d'autres sorties, ils devront obtenir un permis du service d'urbanisme.

Rappelons que la cantine des Boucaniers à l'aréna sera ouverte les vendredis, de 17 h à 21 h, ainsi que les samedis et dimanches, de 11 h à 19 h.