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Le lac Lyster demeure en bonne santé


Publié le 10 juin 2017

Jean-Guy Desfossés et René Dubois souhaitent de tout cœur que le lac Lyster demeure en bonne santé au fil du temps.

©(Photo TC Media - Vincent Cliche)

ENVIRONNEMENT. Dix ans après son dernier bilan de santé, le lac Lyster se porte encore bien.

Une étude exhaustive menée par le Conseil de gouvernance de l'eau des bassins versants de la rivière Saint-François (COGESAF) vient confirmer ce constat, au grand bonheur des membres de l'Association des résidents de Baldwin Mills. «En résumé, on peut dire que notre lac est en santé, mentionne le président de l'organisme, René Dubois. C'est aussi un lac qu'on peut envier.»

En termes scientifiques, on parle d'une étendue d'eau oligotrophe, ce qui représente un niveau de maturité tout juste en-dessous de la naissance d'un lac.

Présence de plantes indésirables

Malgré les bons résultats, certains aspects de l'étude démontrent des points qui font sourciller les membres de l'Association des résidents de Baldwin Mills. C'est le cas de l'effervescence d'espèces d'herbiers aquatiques indésirables, comme le myriophylle à épi. «Il s'agit d'une plante envahissante qui s'approprie une bonne partie du territoire et qui étouffe les autres espèces, précise Jean-Guy Desfossés, un membre du conseil d'administration de l'Association. Malheureusement, elle est de plus en plus présente dans notre lac.»

On la retrouve en fait dans les parties ouest et sud du lac Lyster.

Deux raisons expliquent cette nouvelle arrivante: la chaleur et le développement urbain causé par l'homme. «Pour qu'une plante pousse, ça prend un peu de chaleur et des nutriments. Ces derniers, on les retrouve dans le lac en raison des divers chantiers parfois non protégés. Lorsqu'il y a de fortes pluies, la terre et d'autres nutriments prennent le chemin des ruisseaux jusqu'au lac», précise M. Dubois.

Bande riveraine

Question d'aider à contrer le versement de nutriments dans le lac, l'Association des résidents de Baldwin Mills fera bientôt de la sensibilisation autour d'une barrière naturelle qu'on appelle la bande riveraine. «En fait, on aimerait qu'il n'y ait aucune intervention dans une bande riveraine jusqu'à dix mètres du bord de l'eau. Ça veut dire pas de tonte de pelouse et reboiser avec certains petits arbustes cet espace.»

L'organisme déposera un projet en ce sens en 2018. Notons également que dans certaines municipalités, un règlement de la bande riveraine a été adopté. «On n'en est pas rendu à ce point ici», dit cependant M. Desfossés.

Pour en revenir à l'étude, la Ville de Coaticook ainsi que la MRC de Coaticook ont participé financièrement à celle-ci, à la hauteur de 6000 $ et 5000 $, respectivement. Quelque 4000 $ supplémentaires ont été trouvés grâce à l'aide de partenaires. Les membres de l'Association souhaitent remercier tous ceux qui ont participé à l'élaboration de cette étude.