Internet en milieu rural: un enjeu prioritaire, dit la ministre Anglade

Vincent Cliche vincent.cliche@tc.tc
Publié le 19 décembre 2016

Le président de la Fédération québécoise des municipalités, Richard Lehoux, le député de Saint-François, Guy Hardy, la ministre Dominique Anglade, ainsi que le préfet de la MRC de Coaticook, Jacques Madore, sont convaincus des succès d'affaires que connaîtra la région au terme du programme Québec branché.

©(Photo TC Media - Vincent Cliche)

TECHNOLOGIE. «Être branché, c'est participer à la qualité de vie de nos citoyens», avance le préfet de la MRC de Coaticook, Jacques Madore. Voilà pourquoi le politicien voit d'un bon œil l'annonce d'une enveloppe de 100 M$ de Québec qui prévoit soutenir les projets d'infrastructures visant à offrir en milieu rural un accès à internet haute vitesse.

La ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation, Dominique Anglade, a lancé cet appel de projets à l'intérieur des locaux de l'entreprise JM Champeau, du côté de Saint-Malo, lundi matin. «L'internet haute vitesse est un puissant levier de développement numérique et socioéconomique sur lequel nous miserons dans les prochaines années pour dynamiser l'économie du Québec et de ses régions. En consultation, les gens nous ont démontré à quel point c'était un enjeu prioritaire», indique celle qui rêve d'un Québec où la haute vitesse sera disponible partout d'ici 2021.

Maire de Saint-Malo et préfet de la MRC de Coaticook, Jacques Madore, a rappelé que l'accessibilité à ce service est une préoccupation pour le conseil des élus de la Vallée depuis plusieurs années déjà. «Ça permet d'assurer le développement, la compétitivité et l'expansion de nos entreprises et industries, a-t-il déclaré. Ça permet aussi de procurer à nos producteurs agricoles un réseau fiable et stable, qui permet ainsi l'automatisation de certains systèmes.»

«Être branché en milieu rural, c'est aussi donner le choix à nos travailleurs autonomes d'installer leur place d'affaires partout sur notre territoire, poursuit-il. Il s'agit d'une condition fondamentale au succès de notre plan d'attraction et de rétention de la main-d'œuvre dont on s'est doté il y a un an. Rappelons-le, l'accès à internet est souvent la première question posée à des courtiers immobilier par leurs potentiels clients, lesquels pourraient devenir nos futurs citoyens.»

Aux yeux du président de la Fédération québécoise des municipalités, Richard Lehoux, internet haute vitesse est devenu un incontournable. «Ce n'est plus un luxe, mais bien une nécessité. Au même titre que ne l'était l'électricité dans les années 1950», souligne-t-il.  

Le député de Saint-François, Guy Hardy, croit que le programme avancé par son gouvernement viendra régler l'inégalité entre les régions rurales et urbaines. «L'arrivée d'infrastructures internet de qualité dans les régions rurales mal et non desservies de l'Estie incitera les entreprises déjà en activité à diversifier leurs activités et favorisera sans aucun doute l'attraction et la création de nouvelles entreprises. C'est aussi une chance unique de voir les exportations de la région, entre autre au Canada et aux États-Unis, s'accroître au cours des prochaines années au bénéfice de la rigueur de l'économie régionale. Ce sera aussi l'occasion d'offrir un service internet résidentiel de qualité à toute la population du Québec», conclut-il.

L'appel de projets du programme Québec branché s'échelonnera jusqu'au 13 mars.