40 000 $ pour imaginer l'espace agricole

Vincent Cliche vincent.cliche@tc.tc
Publié le 13 juillet 2015
agricole
(Photo archives TC Media - Vincent Cliche)

MAPAQ. La MRC de Coaticook obtient un coup de pouce financier du ministère de l'Agriculture, des Pêches et de l'Alimentation (MAPAQ) afin de réaliser un Plan de développement de la zone agricole.

Les quelque 40 000 $ offerts à l'organisme serviront à définir un enjeu important, surtout lorsqu'on sait que 85 % du territoire de la Vallée se situe en zone agricole. «Ça fait plusieurs années que nous voulons nous doter d'un PDZA, mentionne le directeur général de la MRC de Coaticook, Dominick Faucher. Ça nous permettra de nous projeter dans l'avenir, de voir comment on veut développer la zone agricole.»

Un Plan de développement de la zone agricole représente en moyenne 18 mois de travail. Une très grande partie de cet échéancier se traduit par la concertation et à la consultation du milieu. «On utilisera une panoplie d'outils, comme des sondages et des séances d'informations. L'opinion de l'ensemble des utilisateurs de cette zone, que ce soit les agriculteurs, les transformateurs et même les résidents, sera pris en considération», affirme M. Faucher.

Les résultats viendront répondre à certaines questions afin de mieux imaginer et développer l'espace agricole. «Que devrait-on faire avec les friches agricoles? Devrait-on faire de la foresterie ou bien de la culture? On sait aussi qu'on ne sort pas nécessairement assez de bois par rapport à la capacité de la forêt de se régénérer. On pourra aussi voir s'il est possible de se doter d'une image de marque pour nos producteurs agroalimentaires, afin de renforcer notre pôle d'excellence dans ce domaine.»

En Estrie, les MRC de Memphrémagog et des Sources ont déjà adopté un tel plan. Le travail des dirigeants de la MRC de Coaticook débutera en janvier prochain. «On voulait terminer la révision de notre schéma d'aménagement avant de se lancer dans un autre chantier important. On ne voulait pas s'attaquer à deux grands documents de front», conclut Dominick Faucher.