Rappelons que le transport collectif et interurbain consiste à véhiculer les gens d’une municipalité à une autre à l’intérieur de la MRC de Coaticook et d’offrir une liaison permanente «Coaticook-Sherbrooke» (aller-retour). «Il faut changer la mentalité, on doit tenter de développer ce réflexe chez les gens, mais ce n’est pas évident», reconnaît-elle.
Elle s’attarde à signaler que le gouvernement a injecté des sommes d’argent importantes dans le transport collectif au Québec afin de diminuer le nombre de véhicules sur nos artères routières.
«On ne prétend pas répondre à toutes les demandes, mais nous essayons de faciliter la vie des gens du mieux possible, nous sommes à leur écoute», fait valoir celle-ci.
Récemment, par exemple, Acti-Bus a offert de véhiculer des résidents de Coaticook travaillant à l’usine Champeau de St-Malo. «Nous demandions à ces personnes de se donner rendez-vous à un point de rassemblement non loin de leur résidence respective car nous ne pouvons pas les cueillir tous et chacun à leur propriété. Pour un coût de 2.50 $, ils auraient pu bénéficier d’une liaison Coaticook-St-Malo. C’est vraiment peu, mais les gens ont refusé, prétextant que c’était contraignant de se déplacer à pied pour monter à bord du véhicule. On a trouvé ça extrêmement dommage. À ce prix-là, on croyait bien que les gens seraient disposés à marcher un peu», déplore madame Gagnon.
Selon madame elle, trop de gens pensent que ce transport est exclusivement réservé pour les personnes handicapées ou personnes aînées.
«On attend les demandes des gens, nous sommes ouverts à des suggestions, s’empresse de signaler Jocelyne Gagnon.
Si par exemple, des employés de Waterville T.G. (plan de Waterville) manifestaient de l’intérêt pour un tel service, leur demande serait explorée.
Incidemment, Acti-Bus vient de se voir attribuer une somme de 100 000 $ pour l’achat d’un autre véhicule. L’organisme est susceptible de recevoir un tel montant sur une période de cinq ans. En autant que la demande soit justifiée et que l’argent est bien dépensé.
Le transport interurbain pourrait également être utilisé davantage, notamment par les étudiants du Cégep de Sherbrooke. «On va directement les mener là et on va les chercher au même endroit le soir», indique madame Gagnon à cet effet.
Il en coûte 78 $ pour un laissez-passer mensuel. C’est sans compter que les étudiants peuvent obtenir un rabais de 25 $ du Cégep. En vérité, il en coûte donc 53 $ pour un mois de transport.
Pour 15 voyages, le coût est fixé à 42 $. Encore là, il est possible d’obtenir un rabais de 15 $ du Cégep, ce qui réduit le coût à seulement 27 $.
«On souhaiterait attirer davantage d’étudiants pour les mois à venir. Nous avons même retardé l’heure du retour à 18 h les lundis et mercredis afin d’accommoder cette clientèle», de confier la directrice d’Acti-Bus.
Sachant ce qu’il en coûte annuellement pour un jeune de maintenir une automobile sur la route (paiement d’auto, assurance, essence, pneus, changements d’huile, etc.) le transport interurbain constitue une alternative non négligeable. Avis aux parents!




