Le cycliste affirme que c’est une expérience extraordinaire, mais que celle-ci est difficile à accomplir à cause de la fatigue et des troubles mécaniques rencontrés pendant la route. Manifestement, Martin Dion confirme que la fatigue est omniprésente parce que les participants ne dorment pratiquement jamais d’un sommeil réparateur. Il attribue le phénomène au fait que les cyclistes sont toujours en mouvement même lorsqu’ils dorment dans le VR.
Aussi, M. Dion déplore le manque de soutien mécanique pendant le trajet et cela a bien failli obliger son équipe à quitter le défi à Sainte-Marie-de-Beauce. À ce propos, le jeune homme raconte qu’ils ont eu deux crevaisons au pneu arrière durant la soirée de samedi. Cependant, le chef de police les a mis en contact avec un garagiste qui a accepté de les aider.
Lors de l’étape à Québec, Martin Dion a dû pédaler sous la pluie et la grêle. «En deux minutes, nous étions mouillés», dit-il. Par la suite, il explique que le Défi Pierre Lavoie est une question de motivation. Quand ils songent à abandonner, ils pensent à M. Lavoie qui fait plus de 1000 km, alors ils se disent qu’ils ont donné tant d’efforts pour en arriver là et que ce n’est pas vrai qu’ils vont arrêter en cours de route.
L’arrivée à Montréal a été l’un des moments magiques pour le cycliste. «Voir les enfants d’un côté avec leur chandail et les familles de l’autre, avec le tapis rouge au centre, et Pierre Lavoie en tête, c’est quelque chose», raconte M. Dion le regard allumé.
Par Josée Marie-Lise Robillard
