Dans les faits, on peut déjà se rendre au www.saveursdescantons.com depuis janvier dernier pour découvrir 766 produits alimentaires différents mis en vente par une cinquantaine de fournisseurs estriens.
Isabelle Lemieux, coordonnatrice en poste depuis un an, espère hausser le nombre de membres avant de lancer le site en grande pompe et pour répondre à la demande. «Nous faisons un essai prolongé pour assurer notre réussite. On voulait l’annoncer plus rapidement, mais nous ne sommes pas encore en retard. La période sera également pertinente en prévision des commandes des Fêtes», assure-t-elle.
Des représentations sont faites par la consultante en vente, France Cardin, pour convaincre les commerçants de modifier leurs habitudes. On les rencontre et on fait goûter les produits pour que les clients commerciaux et institutionnels se tournent vers les produits régionaux. «Nous ne sommes qu’un service complémentaire, car un commerçant ne pourra jamais s’approvisionner à 100 % chez nous. Par contre, notre travail consiste à les convaincre d’acheter un peu plus d’agneau du Québec que de la Nouvelle-Zélande», cite Mme Lemieux en exemple.
Rappelons que cet organisme sans but lucratif, créé par le CLD de la MRC de Coaticook, vise la promotion et la mise en marché de produits régionaux des Cantons-de-l’Est auprès des restaurants, hôtels et institutions via une plateforme transactionnelle sur le net. Les quantités sont toutefois trop grandes pour les rendre accessibles au public en général.
Ce sont les producteurs eux-mêmes qui insèrent leurs produits et indiquent leurs prix, tout en ajoutant des informations complémentaires. 55 entreprises sont actuellement membres de cette première action de promotion de ce genre au Québec. De ce nombre, plus de la moitié proviennent de la MRC de Coaticook. 12 % viennent du Haut-Saint-François. Les secteurs des viandes et des maraîchers sont les plus importants. Hôtels et restaurants estriens bénéficient aussi d’une livraison directement aux commerces deux fois par semaine.
Selon Isabelle Lemieux, les producteurs apprécient énormément cette idée, qui vise à stimuler l’économie locale et régionale. «Ils disent qu’il s’agit d’une bonne idée et d’un outil facilitateur, mais qui connaît un départ de type lentement, mais sûrement. Nous sommes au stade de se faire connaître pour assurer notre avenir», résume-t-elle.
Quant aux clients, l’idée suscite de plus en plus d’intérêt.
Saveurs des Cantons a aussi débarqué dans les écoles pour vendre des produits régionaux pour dynamiser leur campagne de financement en remplacement des éternelles barres de chocolat. Le Collège Rivier et La Frontalière de Coaticook sont les deux premières institutions scolaires à adhérer à ce programme.

