Le 22 septembre, à Ottawa, se tiendra un vote crucial pour sauver le registre des armes à feu.
Depuis bon nombre d’années, les Conservateurs de Stephen Harper créent des mythes pour essayer de convaincre la population que le registre des armes à feu est une honte pour les canadiens. Ils lancent des arguments tels l’inefficacité du registre, son coût trop élevé ou alors le fait que les canadiens seraient contre. Certains déclarent même que le registre constitue une menace pour les gens qui sont légalement propriétaires d’un fusil d’épaule.
En regardant la réalité du programme, ces arguments ne tiennent pas la route.
La GRC a publié le mois dernier un rapport indiquant que le registre des armes à feu au Canada est très efficace et que c’est un coût raisonnable pour la société. Les services de police canadiens utilisent le registre plus de 11500 fois par jour. Le coût annuel de ce programme varie entre 2$ et 4$ millions.
La plupart des canadiens sont pour le maintien du registre. Plus particulièrement, ceux qui sont le plus concernés par ce programme (nos premiers répondants : police, médecins, infirmières) en sont des ardents supporteurs. Les organismes communautaires, les femmes, les groupes pour la protection des enfants; tous sont unanimes à dire que le registre doit être sauvé.
Le registre des armes à feu protège nos policiers. Ces derniers l’utilisent non seulement pour protéger leur vie, mais également pour assurer la sécurité de nos quartiers lors des interventions (en cas de violence à domicile, par exemple). Ce fut toute une surprise quand nous avons appris, il y a quelques semaines, que des conservateurs pensaient plutôt que nos policiers voulaient se servir du registre pour confisquer des fusils d’épaule légaux! Quel mépris envers ces hommes et femmes en uniforme… Toutefois, si nous devons sauver le registre des armes à feu, ça ne veut pas dire que le programme ne peut pas être amélioré. En avril, le chef de notre Parti, Michael Ignatieff, a répondu à plusieurs critiques du programme avec des changements concrets. Le fait d’oublier une première fois d’enregistrer une arme à feu serait considéré comme une simple infraction non criminelle sanctionnée par une amende, plutôt qu’une infraction criminelle, comme c’est le cas actuellement. Les frais d’enregistrement, de renouvellement et de reclassement des permis d’armes à feu seraient définitivement abolis. Et la procédure d’enregistrement – et surtout les formulaires – serait simplifiée pour rendre l’enregistrement aussi facile que possible. Les canadiens sont libres d’être propriétaires de fusils d’épaule légaux, et vont toujours l’être. Notre devoir comme citoyen est de les enregistrer. Pour sauver des vies.
William Hogg
Candidat libéral dans Compton-Stanstead
Mark Holland
Député libéral dans Ajax-Pickering
Porte-parole pour l’Opposition officielle en matière de sécurité publique et sécurité nationale
