Mais pour l’instant, il continue d’exercer son métier avec le même enthousiasme. Il se surprend lui-même de constater à quel point le temps file rapidement. «Coiffer les gens, c’est ce que je voulais faire dans la vie, je voulais faire comme mon père. Mais à vrai dire, je ne pensais jamais exercer ce métier durant 50 ans», confesse celui qui possède son salon sur la rue Child, au centre-ville de Coaticook.
Jean-Claude Goyette est presque né sur une chaise d’un salon de barbier. À sa naissance, son père Omer était effectivement propriétaire d’un salon de barbier à Valcourt. C’était en 1941.
En 1952, Omer Goyette s’installait à l’intérieur de l’Hôtel Maurice, sur la rue Main Est à Coaticook. Les plus vieux se souviennent que ce vaste bâtiment a été réduit en cendres au cours d’une journée d’hiver 1969.
Très jeune encore, Jean-Claude était désireux de sauter dans les souliers de son père. Âgé de 17 ans, il n’avait toutefois pas l’âge requis pour faire son entrée au prestigieux Collège de coiffure Moreau à Montréal. Celui-ci a dû se contenter de suivre un cours… en mécanique automobile à l’école Camirand. Mais soyez sans crainte, Jean-Claude n’est pas passé… à un cheveu de devenir mécanicien… Vous vous imaginez Jean-Claude, les deux mains dans un moteur d’auto! Voyons! Ça… frise… le ridicule.
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Jean-Claude se souvient de l’année 1962 alors qu’il s’installa à l’Hôtel Maurice de Coaticook en compagnie de Laurent Bédard. «Dans ce temps-là, rappelle-t-il, le salon était ouvert durant plus de 50 heures par semaine (54 heures), mais ont travaillait une dizaine d’heures additionnelles pour accommoder les clients.»
Incidemment, c’est à la suite de l’incendie de l’Hôtel Maurice que Jean-Claude a dû déménager ses pénates à l’endroit actuel.
Mais la mode des années170-1972 ont été difficiles pour Jean-Claude. Avec le règne des Beatles et la mode des cheveux longs, notre homme au eu toutes les difficultés du monde… à boucler le budget…
Jean-Claude a fait les cheveux à quatre générations de plusieurs familles. «J’ai même coiffé les cheveux de cinq générations d’une famille Beloin (Freddy, Henri, Gaston, Yoland et Marc et leurs enfants)», dit-il fièrement.
Pour lui, chaque client est une source d’information. Un gars de construction, un travailleur forestier ou un agriculteur a toujours quelque chose à dire sur sa profession. «C’est comme ça que j’en suis venu à en connaître un peu plus sur bien des sujets», avoue le principal intéressé. Parions que plusieurs de ses prochains clients vont le questionner sur les dernières transactions du Canadien.
La principale consigne à retenir pour un coiffeur : le respect du client. On évite donc de signifier au client que son opinion est… tirée par les cheveux…
Bref, même si cela fait… une mèche…, qu’il chemine dans ce domaine, on ne sent pas d’essoufflement chez Jean-Claude. Un peu comme son père qui a pratiqué cette profession durant 51 ans. D’ici peu, l’élève aura dépassé le maître en terme de longévité.




