«On peut dire mission accomplie», a scandé fièrement le président du CIARC, Marcel Jaton, lors d’une conférence de presse tenue à l’intérieur du bâtiment, mardi, en présence d’intervenants concernés par la survie de cette infrastructure à haute teneur patrimoniale pour la région.
Les travaux consistaient principalement à refaire la partie supérieure du toit et à nettoyer la partie inférieure, tout en la recouvrant d’un élastomère résistant.
Les 16 lucarnes et les sept (7) puits de ventilation ont aussi été restaurés et repeints.
Une bonne partie du bardeau sur le mur a été remplacé et on a dû refaire les deux grandes fenêtres rondes à chacune des extrémités du bâtiment.
Dans un deuxième temps, les 80 fenêtres extérieures ont été réparées et repeints, on a installé les portes des ponts de grange, refait les fondations du mur et peaufiné l’esthétique de la grange.
«Tout ça n’aurait pas été possible sans le support de généreux donateurs», a tenu à signifier Marcel Jaton qui a également eu de bonnes paroles pour Gérald Robert, ex-coordonnateur du CIARC, qui fut l’homme orchestre de ce projet de restauration.
Incidemment, Gérald Robert est heureux de voir que les décideurs aient reconnu en ce bâtiment une valeur patrimoniale incontestable et qu’ils aient accepté de mener cette démarche de restauration.
Rappelons que la Ville de Coaticook, en 1989, avait cité la grange de la Ferme du Plateau (ancien nom à l’époque), monument historique.
L’ingénieur Michael Grayson est celui à qui l’on a fait appel pour analyser les besoins et donner un aperçu des coûts de restauration.
«Devant l’ampleur des montants prévus pour réaliser les travaux, le CIARC m’a par la suite mandaté (à titre de coordonnateur) pour trouver les fonds nécessaires à la mise en œuvre du chantier», a confié Gérald Robert en conférence de presse.
Heureusement, dit-il, le projet a reçu un bon accueil de la MRC de Coaticook, du ministère de la Culture et des Communications, de la députée de Saint-François, Monique Gagnon-Tremblay, de la SADC, des municipalités, etc. L’engagement de tous ces gens a permis de donner le feu vert à monsieur Grayson.
Son mandat : redonner, si possible, l’allure première au bâtiment. «C’est une question de respect pour les belles choses qui nous ont été léguées par nos prédécesseurs», a laissé savoir Gérald Robert pour justifier tout le minutie de l’ingénieur Gryson.
«Nous savons que nous laissons aux générations futures un message clair sur la nécessité d’être fier de ses racines et de les sauvegarder. Au Québec, on a déjà trop longtemps et trop souvent détruit notre patrimoine bâti parce qu’il était vieux, désuet et démodé. Il ne faut pas effacer toute trace du passé», a fait valoir avec justesse l’ex-coordonnateur du CIARC qui a par la suite guidé les invités pour une visite.
La grange de la ferme du CIARC fraîchement restaurée
Un investissement de 300 000 $
Après neuf mois de travaux intensifs et un investissement total de 300 000 $, la grange de la Ferme du CIARC présente désormais un tout nouveau visage.
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