Le directeur général de l’endroit, Renald Boisvert, affirme qu’il chérit ce projet depuis bon nombre d’années déjà. «Il y a deux ou trois ans, nous avons procédé à un agrandissement de notre club, dit-il. On a fait l’aménagement du sous-sol avec en tête l’idée d’aménager des simulateurs. Il fallait faire ça grand et avec une certaine hauteur pour le plafond.»
Grâce aux technologies les plus récentes, un projecteur lance une image de parcours sur une toile. Le golfeur s’élance et frappe sa balle. Celle-ci atterrit sur la toile et l’ordinateur calcule avec précision où elle tombera. «C’est bien réel. Au niveau visuel, c’est comme si on y était», exulte Renald Demers.
À qui cela s’adresse-t-il? «À tout le monde qui aime le golf. C’est une belle façon de prolonger la saison. Les gens qui veulent apprendre ce sport adoreront cet outil. Et ceux qui partent dans le Sud peuvent venir pratiquer leur élan avant de s’envoler.»
Présentement, les deux simulateurs sont en pleine installation. M. Boisvert songe à laisser les gens s’élancer sur les verts «virtuels» pour la première semaine de décembre. Tout comme pour une réelle partie, il faut réserver son départ à l’avance. On peut jouer de quatre à cinq joueurs et le taux horaire pour une joute se chiffre entre 28 $ et 32 $.
Pour le moment, le directeur général a loué les deux appareils, qui coûtent environ 50 000 $ chacun. «S’il y a un engouement, on pourrait même en ajouter d’autres. J’ai fait un petit sondage dernièrement auprès de mes membres et tous m’ont affirmé que les simulateurs étaient une bonne idée.»
Le Club de golf de Coaticook est fermé pour la saison depuis le 5 novembre dernier. Au cours de l’été, les administrateurs du club ont enregistré une diminution d’achalandage de 10 % à 15 %, notamment en raison des caprices de Dame Nature. «Nous ne sommes pas les seuls. Cette baisse a été aperçue dans tous les clubs de golf du Québec», prétend M. Boisvert qui profite de l’occasion pour remercier sa clientèle.




