C'est d'ailleurs l'une des raisons pour laquelle il a voulu défendre les couleurs de ce nouveau parti politique. «Je regardais M. Legault aller et j'ai tout de suite apprécié ses qualités de leader, d'entrepreneur. Il a fondé une compagnie (Air Transat) et l'a rendue publique. Ça fait longtemps qu'on fait confiance à des avocats ou à des politiciens de carrière pour gouverner. Je pense qu'il est maintenant temps d'avoir un chef d'état qui n'a pas peur de passer à l'action. Et j'en fais ma responsabilité de le faire élire.»
Pour ce faire, l'homme d'affaires est conscient qu'il n'aura pas la tâche facile. Bien que son parti connaisse une certaine popularité dans les récents sondages, la partie est loin d'être gagnée en sol estrien. «J'aimerais bien gagner, mais il faut être humble et réaliste. J'ai beaucoup de travail encore à faire, surtout pour faire connaître le plan d'action de la CAQ. Nos idées commencent à être véhiculées et je suis fier de pouvoir contribuer à ce débat», lance celui pour qui il s'agit d'une première expérience dans l'arène politique.
Santé et agricultureLa santé et l'agriculture. Voilà deux dossiers que souhaite mettre de l'avant Éric Giroux.
En matière d'agriculture, le plan de la Coalition avenir Québec est divisé en quatre points. «Tout d'abord, on veut encourager l'achat local en incitant les grandes chaînes d'alimentation à offrir les produits de nos producteurs locaux. Ensuite, il faudrait avoir un nivelage des standards de qualité de tout ce qu'on importe. Présentement, celles en place désavantagent nos producteurs. Il faut aussi encourager la transformation de tous les produits. C'est aussi une façon de faire rouler notre économie. Finalement, il faut augmenter l'exemption du capital lorsque vient le temps de transférer les acquis d'une ferme, d'une génération à l'autre», explique M. Giroux.
La CAQ désire également créer une mutuelle agricole pour aider les agriculteurs à obtenir plus facilement de la liquidité et, ainsi, empêcher les différentes terres de tomber entre les mains d'intérêt étrangers.
Un médecin de famille pour tous les Québécois d'ici un an. Telle est la promesse faite par la Coalition en ce qui concerne la santé. Est-ce utopique? «Pas du tout, répond le candidat caquiste de Saint-François. Tous les autres partis se sont finalement ralliés à l'idée. On ne fait maintenant plus qu'un débat sur le temps que ça prendra. Nous avons les ressources pour le faire. Nous avons assez de médecins. Contrairement au Parti québécois qui a les mains liées aux syndicats, nous sommes libres d'agir.»

