«M. Charest, il y a plusieurs secteurs d'activités qui, s'ils sont bien administrés, peuvent faire rouler l'économie. Et ils ne se retrouvent pas seulement dans le nord. L'agriculture, par exemple, se trouve sur l'ensemble du territoire du Québec», a lancé comme message M. Beaudoin, au premier ministre du Québec.
Pour appuyer ses dires, le candidat de Laviolette invite chaque Québécois à consommer davantage localement. «Si on achetait 30 $ de plus d'aliments de chez nous chaque année, c'est un milliard de dollars qui seraient investis dans notre économie au cours des cinq prochaines années. Parallèlement, pour chaque tranche de 15 $ déboursés, ce sont 10 000 emplois en milieu agricole qui seraient créés.»
La tâche s'annonce plutôt difficile, puisque la proportion des aliments consommés issus du Québec a chuté de 45 % depuis le milieu des années 1980. «Il va falloir aussi regarder le prix des aliments, qui est selon moi sous-évalué. Présentement, on joue à la roulette russe dans ce domaine. Même si on hausse les prix, je suis certain qu'on ne connaîtra pas une hausse marquée du panier d'épicerie», soutient le candidat de Laviolette, qui a été directeur général du développement international de l'Union des producteurs agricoles, de 1994 à 2006.
Ces engagements ont été faits lors d'un brunch gastronomique, du côté de la Grange ronde. Coaticook a été choisie pour son côté agricole, bien sûr. «L'agriculture représente 80 248 hectares du territoire voués à l'élevage et à la culture. Ce sont 591 producteurs qui contribuent à l'activité financière de la région», note le candidat de Saint-François, Réjean Hébert.
L'événement a été lancé afin de partager des échanges entre les agriculteurs. La question du transfert des fermes d'une génération à l'autre a aussi été soulevée.
D'autres candidats péquistes ont assisté à l'événement, dont Serge Cardin (Sherbrooke), Marie Malavoy (Taillon), Bernard Généreux (Blainville), Gloriane Blais (Mégantic) et Étienne-Alexis Boucher (Richmond).

