L’année 2008 fut particulièrement significative à cet égard. Les profits nets de la dernière année s’élèvent effectivement à 1 912 000 $. Un des meilleurs résultats pour la Ville de Coaticook. Le record à ce niveau a été enregistré en 2006 (1 929 000 $).
Pour vous donner une idée de la marge de manœuvre que procure ces profits en électricité, il suffit de dire que le taux de taxe serait plus élevé de 32 sous. Les contribuables paient actuellement 86 sous du 100 $ d’évaluation. Sans l’apport d’Hydro-Coaticook, ce taux de taxation se situerait à 1,18 du 100 $ d’évaluation.
Encore une fois, les membres du conseil de ville, qui se sont succédés au fil des 25 dernières années, doivent se frotter les mains de satisfaction. La Ville de Coaticook a été courtisée plus d’une fois par les grands bonzes d’Hydro-Québec pour vendre leur réseau. Les élus ont résisté à la tentation et la Ville continue d’engranger des sommes d’argent non négligeables.
Pour ceux qui aiment les précisions, mentionnons que le taux de taxe global, qui englobe la taxe de services, taxe de secteur, taxe d’eau, taxe de vidanges, etc., se chiffre à 1.20 du 100 $ d’évaluation.
Le maire de Coaticook, Bertrand Lamoureux, a profité de la récente assemblée du conseil de ville pour inviter le trésorier à la Ville de Coaticook, Roger Garceau, à donner les grandes lignes des résultats consolidés (rapport financier 2008).
Ainsi, les revenus sont de l’ordre de 19 238, 000 $ par rapport à des dépenses qui atteignent 18 981 000 $.
Une somme de 1 500 000 $ est maintenant disponible au Fonds de roulement de la Ville. «C’est une réserve dont nous disposons en cas d’urgence. Ça pourrait, par exemple, servir à l’achat d’un véhicule de service. C’est une façon de faire qui nous permet d’éviter de procéder à un emprunt», explique Roger Garceau, en place depuis près de 30 ans.
Les actifs de la Ville s’élèvent, par ailleurs, à 55 M $.
Pour l’année 2009, les élus se sont toutefois vus dans l’obligation de contracter un emprunt de 600 000 $ dans le but de défrayer le coût du bassin de rétention, aménagé en 2008 sur la rue Desrosiers. «Mais nous pouvons dire que ce bassin est là pour des années et des années et qu’il règle un problème important de débordement d’eau», fait valoir Garceau à cet effet.
Le maire de Coaticook a profité de la tribune qui lui était offert, lors de la dernière séance du conseil de ville, pour louanger le travail de son trésorier. «Roger doit cheminer dans un contexte qui n’est pas facile. Il doit constamment suivre les directives du ministère des Affaires municipales et leurs exigences sont toujours grandissantes, ce n’est pas toujours évident de s’adapter à de nouvelles situations», a confié sur un ton sincère le premier magistrat.

