M. Masson, qui occupe aussi le poste de maire à Martinville, s'attendait à subir un bon coup, car l'ajustement n'avait pas été fait depuis plusieurs années. Selon lui, l'intérêt des acheteurs pour des exploitations agricoles et des maisons anciennes payées à de bons prix expliquent en partie la hausse moyenne de 40 % de la valeur des propriétés à Martinville. «Il s'agit d'un ajustement sur le prix réel du marché. On réduira l'impact sur les taxes, mais les contribuables devront s'attendre toutefois à subir une légère hausse dès la prochaine année», explique le préfet.
Les élus pourront équilibrer la situation, ce qui n'est pas le cas pour la taxe scolaire et le coût de la police, basée sur l'évaluation foncière de chacune des municipalités. En ce qui concerne le compte de taxe scolaire, il devrait augmenter dans la même proportion que le rôle foncier, car le taux de taxation ne bouge que très rarement. «On ne peut rien faire sur ces deux aspects», prévient M. Masson.
L'évaluateur agréé Jean-Pierre Cadrin admet qu'il s'agit de hausses importantes, mais qui représentent la croissance du marché immobilier des dernières années. Selon lui, il faut s'attendre à des augmentations significatives lorsque des Municipalités reportent à six ans, plutôt que les habituelles trois années, la confection des nouveaux rôles.
Les élus atténueront l'impact sur les comptes de taxes
Le préfet de la MRC de Coaticook, Réjean Masson, assure que les élus des cinq municipalités concernées par des hausses de la valeur foncière feront tout en leur pouvoir pour atténuer l'impact sur les comptes de taxes.
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