Il s'agit donc d'un retour aux sources pour cette bohème multidisciplinaire. «La région a connu beaucoup de changements depuis mon dernier passage, souligne-t-elle. J'ai bien hâte de l'explorer en profondeur.»
«Je crois maintenant avoir le courage de le faire, estime Annie Abdalla. À l'époque, nos communautés étaient pratiquement divisées par la question de la langue. Les visites dans des villages plus francophones, comme Saint-Herménégilde, étaient plutôt rares. Ce sont maintenant des barrières que je veux fracasser avec mon travail d'artiste.»
Bien des médiums s'offrent à elle. Difficile donc de faire le choix après quelques jours seulement. Par contre, après une rencontre avec les gens des Travaux publics de la Ville de Coaticook, Annie Abdalla s'est intéressée à la cartographie de la municipalité. Ces multiples lignes, qui représentent en fait les rues, se retrouveront probablement à l'intérieur de l'une de ses œuvres abstraites. «Ça m'a vraiment inspirée», confie celle qui prend s'aventure quotidiennement dans les rues coaticookoises avec sa petite chienne Miss Maddie.
Au-delà de l'avancement professionnel, que compte aller chercher l'artiste de son pèlerinage en sol estrien? «J'aimerais bien parfaire mon français, lance celle qui, pourtant, se débrouille particulièrement bien avec la langue de Molière. J'aimerais aussi tisser des liens avec les artistes d'ici, dont ceux de Coatic'Art, participer à des ateliers avec eux. Et, si on me le permet un jour, j'adorerais exposer mes œuvres au Musée Beaulne.»
L'univers d'Annie Abdalla peut être visité au www.annieabdalla.com. Si le nom de l'artiste semble familier à quelques lecteurs, sachez que son père, Louis Abdalla, a longté tenu une pharmacie au centre-ville de Coaticook.

