Elle décortique la généalogie au féminin

Vincent
Vincent Cliche
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

L'histoire fait souvent état de personnages masculins. Mais, qu'en est-il des femmes? L'auteure Alice Vanasse s'est penchée sur la question.

La présidente de la Société d'histoire de Coaticook, Carmen Michaud, est ici photographiée en compagnie de l'auteure Alice Vanasse.

Invitée au déjeuner-causerie de la Société d'histoire de Coaticook le 13 novembre dernier, la Watervilloise est venue présenter son œuvre intitulée «Elles aussi bâtissaient le Canada». «C'est toujours plaisant de parler du bouquin que j'ai écrit, a-t-elle lancé aux membres de l'organisme venus l'entendre. J'aimerais aussi dire que je ne suis pas une historienne, mais bien une passionnée d'histoire.»

Mme Vanasse a développé son goût de la lecture assez tardivement. «J'ai commencé à lire des briques à l'âge de 45 ans.» Et, surprise, ce sont les récits historiques qui l'ont accrochée. «Jacques Lacoursière et Jean Provencher ont longtemps été mes auteurs préférés. Ils ont été une source d'inspiration pour débuter mon processus d'écriture.»

C'est en faisant sa propre généalogie matrilinéaire que l'auteure a eu l'idée pour son premier roman. «Je voulais raconter l'histoire de ma mère, ma grand-mère et leurs ancêtres. Je les fais côtoyer les grandes femmes de l'histoire, comme Jeanne Mance et Marguerite Bourgeoys. En fait, 40 % du roman est truffé de faits véridiques. L'autre partie est entièrement romancée.»

Une fois les «personnages» choisis, la romancière a dû choisir les thématiques abordées. «De quoi vais-je parler? Il faut que ce soit plausible pour les époques visitées (1659-1923). J'aime beaucoup jardiner, alors plusieurs d'entre elles possèdent un jardin. Elles turlutent également, chose que j'adore faire. Les lecteurs pourront également découvrir leurs réactions pendant certaines guerres.»

L'écriture du roman «Elles aussi bâtissaient le Canada» a duré neuf longues années. Alice Vanasse explique qu'elle n'écrivait que de janvier à avril. «Je suis incapable d'être à l'intérieur lorsqu'il fait beau», dit-elle avec un large sourire.

Et comme elle adore la généalogie, elle a offert aux membres de la Société d'histoire de Coaticook de leur tracer leur portrait généalogique, question de clore en beauté sa rencontre.

Organisations: Société d'histoire de Coaticook

Lieux géographiques: Canada

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires