Il était commis de magasin à l’épicerie Benoît, autrefois située à l’angle des rues Saint-Paul et Saint-Jean-Baptiste, avant d’acheter son magasin de meubles de la famille Bissonnette. Il s’agissait de son premier geste dans le monde des affaires avant d’en assurer la croissance jusqu’au début des années 1990, au moment où ses fils Michel et François prennent la relève à sa direction. Comme le magasin représentait toute sa vie, il venait tout de même faire ses relations publiques par la suite jusqu’en 2008.
Il a piloté la majorité des projets d’expansion, même s’il n’a vendu qu’une aiguille de machine à coudre au terme de sa première journée à titre de propriétaire. Il ne s’est pas découragé non plus même s’il n’avait même pas d’argent comptant dans le tiroir-caisse pendant cette première journée!
Selon son fils Michel, il doit notamment une fière chandelle à ses parents qui ont financé son premier achat commercial. Il a appris sur le tas, comme on dit, et à la sueur de son front, il réussit à acquérir la bâtisse après huit ans, une adresse qui demeure identique aujourd’hui depuis plus de …….années.
Engagement social
Malgré un horaire chargé, Denis Dupuis n’était pas chiche de son temps accordé pour aider sa communauté qu’il chérissait. Pendant de nombreuses années, il a été marguillier à la paroisse Saint-Edmond, commissaire et président de la Commission scolaire catholique de Coaticook, président du conseil d’administration de l’hôpital de Coaticook et conseiller municipal pendant huit ans à Coaticook pendant le règne du maire Ernest Lafaille.
Pendant son passage à la commission scolaire, on lui doit la construction de l’école secondaire Albert-L'Heureux de Coaticook (aujourd’hui La Frontalière) et de l’école primaire Sacré-Cœur.
S’ajoutent des implications dans l’organisation de la guignolée, au sein de l’Amicale du Sacré-Cœur et de la Jeunesse ouvrière catholique. Le magasin a aussi épousé de nombreuses causes dans les loisirs, les sports et les organismes sociaux.
Il a aussi été derrière la construction de l’aréna actuel en compagnie des Gérard Couillard, Raymond Lefebvre, Charles-Émile Audet (maire) et Charlie Garceau. Ce groupe a réussi ce tour de force après deux référendums soumis à la population.
Son fils Michel souhaite mentionner la fidèle collaboration d’amis et de relations d’affaires, qui ont contribué au succès de Denis Dupuis. Il cite en exemple Jean-Nil Drolet, l’homme de chiffres, qui a travaillé avec lui à titre de directeur général de la Commission scolaire et à l’hôpital.
Également, le directeur général du Groupe de marchands Bonne Valeur, un monsieur de Bellefeuille, qui a servi de mentor et de guide à M. Dupuis. Ce magasin de meubles a porté les couleurs de cette bannière québécoise pendant 40 ans.
Cliff Doucet s’ajoute à la liste. Ce patron des produits Inglis a tout montré dans le domaine des électroménagers à ce bâtisseur qui, au début, ne connaissait même pas où étaient situés les boutons des machines à laver.
N’oublions pas la famille, dont son épouse Réjeanne Benoît, ainsi que sa sœur Hélène Dupuis Fortin et son père Stanislas Dupuis, qui ont pris en charge les finances du commerce pendant de nombreuses années.

