Cette campagne a fait un arrêt du côté de Magog, le 19 janvier dernier. Marie-Claude Morin, députée de Saint-Hyacinthe – Bagot, et François Lapointe, député de Montmagny – L'Islet – Kamouraska – Rivière-du-Loup, ont accompagné les représentants des deux comtés de Memphrémagog dans cet exercice. D'entrée de jeu, les élus n'avaient que de bons mots pour leur collègue Mulcair.
«Il a toutes les qualités pour devenir notre nouveau chef et le futur premier ministre du Canada, débute M. Jacob. Il a la stature, il est bilingue et il est un parlementaire aguerri, notamment avec ses expériences tant au provincial qu'au fédéral.»
Même son de cloche pour son collègue de Compton-Stanstead, Jean Rousseau. «C'est un farouche débatteur.» Ce à quoi François Lapointe rajoute: «Les deux seules fois où j'ai vu le premier ministre être ébranlé pendant la période de questions, c'est lorsque Thomas Mulcair l'a questionné. Et ça, ce n'était que deux fois. Imaginez lorsqu'il sera élu à titre de chef de l'opposition officielle. Ce sera comme ça, tous les jours jusqu'au déclenchement de l'élection.»
Les quatre députés interrogés sont certains que la présente course à la chefferie au sein de leur parti ne divisera pas la formation, puisque l'exercice se fait de manière cordiale et non sale.
Questionnés à savoir si la baisse de popularité du NPD dans les récents sondages est inquiétante, le député Lapointe répond par la négative. «On perd plusieurs de nos meilleurs orateurs, qui font maintenant campagne pour la course à la chefferie. On est effectivement perdant dans les médias. Je vous rappelle que pendant l'élection, M. Mulcair occupait beaucoup plus d'espace médiatique que tout le Bloc québécois. Tout devrait revenir dans l'ordre une fois le nouveau chef nommé», conclut-il.
Les gens ont jusqu'au 18 février pour devenir membres du NPD et choisir le nouveau chef. Ce dernier sera couronné le 24 mars prochain, lors d'un congrès à Toronto.

