De nombreux dossiers régionaux ont retenu l’attention du député ces derniers mois. D’abord, plusieurs citoyens de la circonscription ont manifesté leur inquiétude concernant la survie des bureaux de poste en milieux ruraux. «Malgré l’insistance des partis d’opposition et des citoyens, les conservateurs font mine de ne rien voir», déplore M. Rousseau.
Le député est aussi inquiet des compressions à venir dans le prochain budget, puisque les conservateurs veulent réduire les dépenses de 10 % dans chaque ministère. «De plus, plusieurs commettants ont déjà ressenti les effets de la restructuration pancanadienne du département de traitement de dossiers de l’assurance-emploi chez Service Canada, notamment à Sherbrooke», dit-il.
Dans les milieux agricoles, les concitoyens de M. Rousseau veulent une confirmation claire que les plans conjoints actuels seront maintenus lors des discussions de libre-échange avec l’Asie ou l’Europe. Or, malgré l’opposition d’un grand nombre de producteurs, le gouvernement a plutôt sabré dans la Commission canadienne du blé, ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir, estime le député, surtout que les conservateurs refusent de s’engager pour maintenir la viabilité des fermes familiales.
Plusieurs dossiers chauds
Les conservateurs ont profité de leur majorité pour imposer plusieurs décisions douteuses lors de cette session parlementaire, affirme Jean Rousseau. Le NPD s’est notamment battu contre le projet de loi sur le crime, qui forcera les provinces à assumer des milliards de dollars pour la construction de mégaprisons.
Il s’est battu contre l’abolition du registre des armes d’épaule, deux dossiers dans lesquels les conservateurs ont ignoré les avis des experts, des chefs de police, des députés de l’opposition et même de parents de victimes de la tuerie de Polytechnique, ajoute-t-il.
Les députés du NPD ont aussi exigé du gouvernement conservateur que le Québec maintienne son poids politique à la Chambre des communes afin de respecter le fait qu’il ait été reconnu comme une nation en 2006. D’ailleurs, M. Rousseau a présenté le projet de loi C-312 sur l’attribution des sièges plus équitable que celui des conservateurs.
Le NPD a aussi mis énormément de pression sur le gouvernement conservateur dans le dossier du pont Champlain, dont l’état constitue une importante préoccupation.
Finalement, les députés néo-démocrates ont fièrement continué sur la voie tracée par Jack Layton en demandant qu’un ton plus respectueux et productif soit adopté au Parlement.
Environnement
Le parti a aussi envoyé une députée du Québec à la conférence internationale sur le climat de Durban, pour montrer au reste de la planète que les conservateurs ne représentent pas les intérêts des Québécois et des Canadiens dans ce dossier, mais plutôt les intérêts de l’industrie, selon les dires de M. Rousseau.
Protection de la langue française
Les députés néo-démocrates du Québec sont aussi fiers du projet de loi sur la langue française déposé par leur confrère de Trois-Rivières, Robert Aubin. Une fois adoptée, cette loi permettrait à tous les travailleurs du Québec de parler en français au boulot, même s’ils sont à l’emploi d’une entreprise de juridiction fédérale.
Les députés ont aussi dénoncé haut et fort les nominations d’un vérificateur général et d’un juge qui s’avèrent unilingues anglophones.
