Les autorités médicales auraient en effet été très rassurantes quant à la possibilité que le Coaticookois soit infecté par le VIH. «On me dit que les chances d’infection sont vraiment minimes. J’aurai les résultats officiels des tests dans six mois seulement, mais je suis confiant de ne rien avoir attrapé», a-t-il laissé entendre.
Rappelons que M. Champagne a subi sa piqûre samedi matin (21 janvier) alors qu’il essayait une paire de jeans, au magasin Hart.
Après avoir alerté les policiers et la direction du magasin, M. Champagne s’est rendu au Centre de santé et de services sociaux de la MRC de Coaticook pour une série de vaccins préventifs. Il en a été quitte pour quelques moments d’inquiétude et une facture de 1300 $ en médicaments. «Heureusement que mes assurances de travail en paient une bonne partie», a-t-il indiqué.
Un cinquième cas?
La mésaventure de Jonathan Champagne a rapidement fait boule de neige en début de semaine à travers les médias régionaux.
Sa sortie publique a peut-être permis d’ouvrir une boîte de Pandore, puisqu’une employée du magasin Hart a affirmé que le cas de M. Champagne était le cinquième à survenir depuis quelques semaines.
Selon une entrevue diffusée à TVA Sherbrooke, la jeune femme a soutenu que la direction avait demandé aux employés de taire les incidents. «On ne parle pas d'un ou deux cas, mais bien de quatre ou cinq seringues. Ça m'écoeure de voir qu'on a essayé de cacher l'affaire au lieu de prendre des précautions pour la sécurité de la clientèle. J'appelle ça de la négligence», a lancé le père de famille de 29 ans.
Pendant que ses messages au bureau-chef du magasin (bientôt fermé à Sherbrooke) restent sans réponse, M. Champagne étudie la possibilité d'un recours en justice pour compenser ses pertes de revenus. «J'ai déjà manqué quelques journées de travail à cause de cette histoire et c'est un accident qui aurait pu être évité, sachant qu'il y avait eu plusieurs cas avant moi. Je n'ai pas l'intention de lâcher le morceau», a-t-il prévenu.
Quant à la fameuse paire de jeans dans laquelle a été retrouvée la seringue, sachez qu'elle a finalement été achetée par Jonathan Champagne, malgré tous les inconvénients qu'elle lui a fait vivre. «J'étais très confortable dans le pantalon et le prix n'était pas très élevé. Je considère avoir fait un bon achat... même s'ils auraient peut-être pu me la donner», a-t-il lancé avec une touche d'humour.

