C'est ce qu'a confirmé la mairesse Gladys Bruun ainsi que le directeur général de la Municipalité, François Fréchette, qui avaient fixé jusqu'au 10 juillet dernier la date limite pour déposer des soumissions pour le dernier appel d'offres. Même s'ils sont bien au fait que certains citoyens sont pleinement satisfaits de la qualité de leur eau actuelle, les deux décideurs rappellent qu'ils ont les mains liées dans ce dossier. «Les nouvelles règles établies par le Ministère sur la qualité de l'eau nous obligent à conformer nos installations par la construction de cette nouvelle usine de filtration, explique M. Fréchette. En optant pour une technologie plus performante, la Ville pourra répondre aux exigences qui nous sont imposées.»
De son côté, la première magistrate admet que cette obligation est un vrai casse-tête pour les élus, particulièrement ceux d'une petite municipalité comme Waterville où la capacité de payer des contribuables est limitée. «C'est difficile d'en demander toujours plus à nos citoyens, surtout pour un projet de cette nature qui ne soulève pas nécessairement les passions. De plus, cela nous oblige à devoir mettre en veilleuse d'autres idées, d'autres projets pour mettre en valeur, par exemple, les richesses de notre coin. C'est malheureusement une question de priorité.»
Si tout se déroule comme prévu, la première pelletée de terre devrait se faire cet hiver ou au printemps 2013. L'usine, quant à elle, pourrait être opérationnelle vers le mois d'octobre de la même année sur le site où sont situés actuellement les réservoirs d'eau.
La Ville recevra un soutien financier d'au moins 50 % de la part du gouvernement provincial, mais la mairesse a bien l'intention de faire valoir haut et fort ses arguments pour que Québec assume une plus grande part du gâteau.

