«Être candidate du parti, c'est quelque chose qu'on m'a proposé, avoue la jeune femme de 28 ans. Ça m'a vraiment surpris puisque ce n'était pas une option que j'avais envisagée auparavant. J'ai écouté certains discours du chef Jean-Martin Aussant et j'étais curieuse. Je suis allée voir sa plate-forme et ses idées m'ont plu. Il a un projet de société sensé et économiquement viable. Il fallait que quelqu'un se lance pour mettre la table, pour faire connaître ces idées. J'ai alors décidé d'accepter l'invitation.»
Quelles valeurs véhicule la nouvelle formation? «Ce sont des idées novatrices centre-gauche et de justice sociale dans lesquelles je me retrouve, lance Mme Macchabée. Je crois que les Québécois sont friands de nouvelles idées et qu'ils sont présentement désillusionnés par les vieux partis. On connaît une certaine ouverture chez les gens.»
Du côté agricole, Option nationale est désireuse de soutenir la relève dans cette sphère d'activité. «Quand on sait qu'il s'agit d'un secteur où 80 % des emplois sont issus dans la MRC de Coaticook, il faut faire quelque chose. On propose de déclarer les terres agricoles et les eaux: patrimoine national. On les protégera pour mieux mettre l'emphase sur les produits locaux et développer un fonds de pension pour les agriculteurs.»
En santé, pas de coup de baguette magique, mais une pensée à plus long terme, estime le parti de Jean-Martin Aussant. «On préfère parler de prévention, notamment avec l'ajout de cours de saines habitudes de vie au primaire et plus de périodes réservées à l'éducation physique. On veut aussi donner plus de pouvoir aux infirmières ainsi qu'aux pharmaciens, notamment avec la création de Pharma-Québec. Celle-ci pourrait produire des médicaments génériques.»
L'éducation demeure la priorité d'Option nationale. «Voilà pourquoi on prône la gratuité scolaire. S'il est plus accessible d'étudier plus longtemps, on aura des jeunes plus instruits et plus aptes à décrocher des emplois mieux rémunérés. Cela veut dire qu'ils contribueront davantage à leurs impôts. Ça nous donnerait de nouvelles ressources pour financer nos programmes sociaux.»
Finalement, les gens de la nouvelle formation politique espèrent doter du Québec d'un système de proportionnelle aux élections. Par exemple, si un parti réussi à convaincre 4 % des gens, il se verrait confier 4 % des sièges de l'Assemblée nationale. «Présentement, il y a des gens qui votent pour des tiers partis, mais leurs voix ne sont pas entendues. Je crois qu'en adoptant ce mode, ce serait beaucoup plus représentatif et plus démocratique», conclut Gaby Macchabée.

