Selon M. Hébert, tous les élus aspirent à des responsabilités accrues. «Cette décision revient à notre chef, Pauline Marois, qui ne m'a rien promis. Si elle me choisit, j'aurai l'agréable tâche de diriger un ministère et de représenter les électeurs de Saint-François. Et je continuerai à rencontrer tous les acteurs du milieu, comme je l'ai fait pendant la campagne électorale», indique-t-il.
M. Hébert voit même un avantage à assumer cette double responsabilité. À ses yeux, Saint-François représente un vaste comté composé de gens provenant de plusieurs sphères d'activités et de multiples milieux socioéconomiques, un peu comme on retrouve un peu partout en province.
L'une de ses premiers gestes dans le comté consistera à améliorer l'état de l'agriculture, un dossier négligé des libéraux depuis belle lurette, selon lui. M. Hébert propose notamment d'améliorer l'aide à la relève agricole et de développer le concept de la souveraineté alimentaire. «Je dois aussi travailler à gagner la confiance de plusieurs électeurs car ma majorité de 110 voix demeure mince», avoue-t-il.
Réjean Hébert ne négligera pas les électeurs de la MRC de Coaticook, même si le comté est très vaste. «Je ne pourrai pas ouvrir un second bureau à Coaticook, mais je prévoie m'y rendre au moins une fois par mois en plus de trouver une façon d'y assurer une présence», assure-t-il.
Une chaude lutte
Après une chaude lutte qui a tenu tous les militants péquistes en haleine durant toute la soirée électorale du 4 septembre, le docteur Réjean Hébert a finalement été déclaré gagnant dans le comté de Saint-François avec à peine une centaine de votes d’avance. «On a passé par toutes les gammes d’émotions ce soir (4 septembre), mais la plus intéressante est celle que l’on vit en ce moment, a-t-il déclaré d’entrée de jeu. Je tiens avant tout à remercier les électeurs pour leur confiance qu’ils me portent ainsi que mes adversaires pour la campagne respectueuse.» Rappelons que durant une bonne partie de la soirée, la plus proche rivale de Réjean Hébert, la libérale Nathalie Goguen, détenait le pôle par plus de 300 votes. Cependant, vers 21 h 30, le vent a littéralement changé de manière définitive en faveur du péquiste. Au moment d'écrire ces lignes, Mme Goguen n'avait pas livré officiellement ses intentions quant à un dépouillement judiciaire ou non.

